Le grand héron : Un oiseau de grande envergure!

Le grand héron : Un oiseau de grande envergure!

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Par Jean Laperrière
Club ornithologique des Hautes-Laurentides

Oui, un oiseau de grande envergure! Toutes ailes déployées, le grand héron fait jusqu’à 183 cm! En vol, il peut atteindre une vitesse de 30 à 46 km/h.

Une petite partie de la population hiverne au Canada, sur la côte ouest de la Colombie-Britannique et dans certaines parties des provinces maritimes. En hiver, quelques rares spécimens peuvent aussi être aperçus dans le sud du Québec. Toutefois, la plupart des grands hérons passent l’hiver dans le Sud. Certains d’entre eux, bagués au Canada, ont été observés au Mexique, au Honduras et à Cuba.

Au printemps, ils nous arrivent dans les deux premières semaines d’avril.

Identification : Ardea herodias
L’adulte mesure plus d’un mètre, le cou allongé. En vol, on le reconnaît par son battement d’ailes ample et lent de même que par la courbure de son cou. Pendant sa croissance, il traverse quatre périodes de mue. À l’âge adulte, le dessus de sa tête est blanc bordé de chaque côté par une bande noire qui se prolonge jusqu’aux plumes noires effilées à l’arrière de sa tête. La coloration de son plumage est plutôt gris bleuâtre.

Habitat : Les grands hérons fréquentent les plans d’eau douce, les bords de rivières et de lacs et les marais. On les retrouve également dans les milieux marins côtiers, les marais salants, les estuaires peu profonds et à l’occasion dans les champs.

Alimentation : Le régime alimentaire du grand héron est constitué principalement de petits poissons. Il peut se nourrir également de crustacés, de mollusques, d’insectes, de rongeurs, d’amphibiens, de reptiles et de petits oiseaux.

Répartition : Son aire de répartition est très vaste. Elle couvre le sud du Canada d’un océan à l’autre. À l’ouest, elle remonte vers le nord tout le long de la côte de la Colombie-Britannique jusqu’au détroit du Prince-William. Le grand héron se reproduit dans toutes les provinces du pays à l’exception de Terre-Neuve-et-Labrador.

Nidification : Les couples nichent parfois seuls, mais la plupart du temps ils sont en colonie de douze à quelques centaines de couples. Ils s’accouplent rapidement, dès leur arrivée sur leur aire de nidification. Ils peuvent pondre de trois à cinq œufs. Les deux partenaires participent à la couvaison : le mâle s’en occupe le jour et la femelle, la nuit. La période d’incubation est d’approximativement 28 jours. Après l’éclosion des œufs, les parents commencent un ballet incessant entre les aires d’alimentation et le nid. Ils pêchent de jour comme de nuit pour subvenir aux besoins des héronneaux qui, au plus fort de leur croissance, prennent six repas par jour. Le sevrage est complété après leur dixième semaine. Les héronneaux quittent alors le nid définitivement.

Suggestion d’activité : Ne manquez pas l’activité de découverte ornithologique qui se déroulera le 18 juin dans le parc régional de Val-David–Val-Morin. Au programme : observation de grands hérons et de sauvagines avec un guide expérimenté. Réservation : secteur Dufresne – 819 322-6999.
Courriel : cohl.info@gmail.com • Site Web : http//lemoqueur.com