Chapitre 6: Reconnaissance

Chapitre 6: Reconnaissance

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Il neige dans la mémoire, dans les rêves...

-6-

Il y en a qui ont la mémoire courte. Après une nuit agitée dans son lit de pirate au Suisse, rue Lavoie, ce printemps de 1950, une nuit passée à revoir en boucle Gaston et Hector se remplir la bedaine, sous un calendrier mural indiquant 4 février 1944, une affaire si incroyable que même Jean-Guy n’aurait pas pu l’inventer, Pierrot sourit dans son dernier sommeil. Il voit encore Rowena et Will en patins à roulettes qui font la navette entre la cuisine et la salle à manger de leur isba de la montée Gagnon, pendant que Gaston et Hector s’empiffrent de tout ce qui arrive sur la table.

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Il voit aussi la voiture de police qui arrive sur les lieux, du moins une version personnelle de celle-ci. Naturellement, en bordure de son rêve, Pierrot voit Jean-Guy (ou est-ce son fantôme?), appuyé à la cheminée, fumant tranquillement sa pipe, l’air concentré comme toujours, comme si son usine mentale était en train de peaufiner une nouvelle histoire. Pierrot rêve qu’il rêve, alors il sait bien que tous les raccourcis, tous les tours de passe-passe et toutes les astuces de magicien sont monnaie courante dans cet autre monde. Et puis, lorsqu’il se réveillera, il aura tout oublié.

Les enfants ont la mémoire courte. Ils vivent au présent. Tout comme les grands-pères qui retombent en enfance pour boucler la boucle de la vie, comme Jean-Guy l’a expliqué un jour à son petit frère. Tous nos chromosomes sont pareils, et nous ne sommes qu’une carcasse qui transporte leur volonté. Ces bibittes microscopiques composées d’ADN et de protéines n’ont qu’un but : augmenter les chances de survie du vivant : arbres, poissons, humains, tous dans le même sac, condamnés à se battre, à trouver des astuces, à inventer des stratégies, pour sauver leur peau dans un milieu cosmique hostile. Ainsi, ce que Pierrot oublie, ses gènes l’ont pris en note dans son cardex d’informations génériques.

Sur le coffre à jouets, calé dans le coin de sa chambre où le toit crée un angle de quarante-cinq degrés, il y a quelques livres, les premiers pour Pierrot. Guy Boulizon (dors ma rose, dors ma sœur, dors mi-close, sur mon cœur), quelques romans de William Earl Johns, Biggles, et les romans de Saint-Exupéry que Jean-Guy et Claude lui ont donnés en disant : « tu liras ça quand tu auras du poil au menton ».

— Pourquoi?

— Parce que Thomas d’Aquin a dit : Quantum potes, tantum aude. Autant que tu le peux, tu dois oser. Il te faut apprendre à oser.

Au déjeuner, ce matin, Béatrice annonce que tante Anna va venir par le train de 10 heures avec ses deux filles, Marie et Gabrielle. Pierrot ira les attendre sur le quai avec Claude, qui est à la maison car il a congé de l’école des Beaux-Arts cette semaine. Toasts aux confitures et œuf mollet (pour Claude) engloutis, les deux frères enfilent manteaux et bottes.

— Prêt?

— Prêt. Pourquoi tu apportes ce cahier?

— Pour dessiner, pendant qu’on attend à la gare.

— Dessiner quoi?

— Ta frimousse, le village… tout, quoi. Tu peux dessiner n’importe quoi, pourvu que tu sois attentif.

— C’est quoi, attentif?

— C’est ce que tu fais quand tu écoutes, quand tu regardes, quand tu respires, quand tu te laisses envelopper par le lieu où tu es.

— Enveloppé dans une couverture?

— Si tu veux. Mais ta tête doit rester dégagée, comprends-tu, coco?

— Moui.

Et ils partent. Par le sentier de neige de la cour arrière du Suisse qui commence à donner des signes de fatigue. Alfred l’a quand même dégagé parfaitement, tel un couloir de bobsleigh qui serpenterait au milieu des gros érables et qui frôlerait pour le fun les épinettes rassemblées en caucus juste avant de descendre vers la rue Davidson, au bout du terrain qui jouxte celui des Laviolette. Le ciel est barbouillé de nuages un peu fous qui dessinent des oursons blancs et des cavaliers gris au galop. Des coups de vent virent de bord; c’est le printemps qui travaille, tout peut arriver. L’hiver a beau se battre du mieux qu’il peut, le soleil est plus fort. Les bancs de neige se roulent en boules. Les érables et les bouleaux ont des coulées sur leur écorce qui brille, leurs branches palpitent et rosissent. Secrètement, les colonies de bourgeons se rassemblent pour décider à quel moment faire une sortie en masse. Au printemps, dans la nature de Val-David, tout apparaît comme complice du soleil, de la lune et des étoiles, engagés dans un processus échevelé aux yeux des humains, une sorte de dialogue permanent qui agit sur les hommes, leur laissant croire à la prédestination, à une cosmogonie dans laquelle ils joueraient un rôle déterminant. Ils rêvent, comme toujours.

Claude et Pierrot arrivent bientôt sur le quai de la gare, large trottoir de grosses poutres goudronnées collées les unes aux autres sur une surface qui va de la crossing de la rue de l’Église jusqu’à la seconde crossing au nord, alors que la rue de la Gare croise le rail en allant vers Préfontaine. De là, on entend bien l’appel du train, en écho, comme une salve de trompettes venant de Sainte-Adèle. Claude et Pierrot s’installent sur un banc du CPR de couleur bourgogne, juste à côté de la baie vitrée où M. Rivard, une casquette verte transparente sur le front, en bras de chemise, officie derrière le télégraphe : tic-tic-tic-thum-thum-tic-thum… Claude a déjà sorti son fusain, et sa main droite bouge à toute vitesse sur le cahier : pchii, pshitt, psis, pschjiii… Ses yeux vont du château d’eau, de l’autre côté des deux voies, à son cahier, où ils semblent picorer des traits et des lignes. Pierrot regarde le village, il essaie de se laisser envelopper par les lieux, comme le lui a conseillé Claude. Il observe les maisons (celle de M. Curodeau a besoin d’un coup de peinture à l’arrière), une bande d’oiseaux oisifs jacassent sur un fil au-dessus de la rue de l’Académie.

Des mainates qui se racontent leurs voyages, qui échangent des points de vue sur les nouveaux insectes à la mode. Ils imitent les cris des enfants qui jouent au hockey sur la rue. M. Beaulne passe avec une carriole, et le son des grelots est aussitôt repris par les oiseaux moqueurs.

— Claude…

— Hum.

— C’est quoi, ton dessin?

— C’est ce que je vois quand je regarde le réservoir d’eau pour les trains, là-bas…

— Je ne vois pas ça, moi.

— Non, parce que tu n’es pas moi.

— Oui, mais ça ne ressemble pas… on dirait que tu changes des affaires…

Claude rit.

— Ben oui, je change des affaires, sinon, je ferais une photographie avec le Kodak de papa.

— Tu inventes? Pourquoi?

— Pourquoi pas?

— Oui, mais…

Claude pose son cahier sur le banc. Il se tourne vers Pierrot.

— Est-ce que tu sais que le dessin est une façon de se connaître soi-même, bien plus qu’une manière de représenter ce qu’on voit?

— Ben, je me connais, j’ai pas besoin de dessiner.

— Tu connais une bonne partie de toi, c’est vrai, mais tu ne connais pas tout. Il y a dans ton coco des réserves pour des années et des années d’exploration. Ton cerveau, mon petit frère, c’est mille fois la jungle du Mato Grosso, au Brésil, qui est plus grande que d’ici à Montréal. Il y a des labyrinthes, des couloirs, des coffres aux trésors, des armoires remplies de souvenirs de tes ancêtres…

— Dans ma tête?

— Certainement. Il y a un monument très ancien, le temple de Delphes, en Grèce, sur lequel est écrit : connais-toi toi-même. Ça veut dire, poussière d’étoiles, que nous sommes tous pareils en dehors et tous différents en dedans, si je résume beaucoup. Si tu ne sais pas qui tu es, tu n’es personne.

— Je suis Pierrot.

Claude rit et dit :

— Tu as raison. Moi, avec mon dessin, j’essaie d’être comme toi, sûr de ce que je vois. Oh! Voilà le train!

On ne le voit pas encore, mais on l’entend qui peine à Val-Morin. On ne le voit pas et pourtant la terre tremble, en rythme avec le roulement. Il y a maintenant plus de monde sur le quai. Des dames avec des chapeaux, des messieurs avec des bedaines, des enfants qui trépignent. Un breakman sort de la gare dans son costume à galons dorés, casquette ronde avec palette en cuir patent, un drapeau rouge à la main. Il s’avance sur le quai. Avec son sifflet, il attire l’attention de tous, puis en agitant son drapeau, il signifie aux gens de se reculer, le train arrive. Le voilà. Tchou-tchou-tchou. Sous son panache de fumée blanche et grise, avec la vapeur qui lui fait des moustaches de chaque côté de la voie, la locomotive gronde et approche. Pierrot se bouche les oreilles quand l’énorme machine noire pousse un cri puissant, comme cent trompettes en même temps, au moment de croiser la rue de l’Église, à petite vitesse, mais avec une masse qui ne peut s’arrêter que très lentement.

Sur le toit de la gare, l’antenne, avec son signal rouge et vert, comme deux oreilles dressées, s’agite, et l’oreille avec le feu rouge descend horizontalement. Ça veut dire : arrête-toi, loco!

On entend déjà le crissement des freins sur les roues de fer des wagons, une dizaine de longs wagons noirs et bourgogne (comme les bancs), avec des fenêtres givrées dans les coins. Pierrot est debout et Claude lui prend la main. Ils regardent défiler les visages, d’abord celui du mécanicien-conducteur, haut perché, avec sa casquette rayée et ses lunettes jaunes anti-poussière de charbon, qui salue Pierrot d’une main gantée jusqu’au coude. Puis, sur le marchepied du premier wagon, le breakman prêt à descendre, le pied tendu en avant, qui attend seulement que le train soit presque immobile. Tout, autour, tremble et se noie dans le chambard colossal qui enveloppe la gare et ses environs, chuintements, crissements, tintement de cloche, sifflement des vapeurs et battement saccadé du cœur brûlant de la locomotive.

Puis, défilent de plus en plus lentement les bouilles des voyageurs, certains le nez collé à la vitre, qui ne se lèvent pas, parce qu’ils continuent leur chemin vers Sainte-Agathe-des-Monts, ou Mont-Tremblant, ou Mont-Laurier.

Les autres sont debout dans les rangées centrales, sous un éclairage jaunâtre, certains à récupérer dans les filets du plafond qui une valise, qui un sac à dos ou une paire de bottes de skis. Les skis, eux, sont entreposés debout entre les wagons, sur une plate-forme qui les tient en place. Le train s’arrête enfin. Le premier wagon, juste après le tender à charbon de la locomotive, qui contient la marchandise en transit, se trouve pile en face de l’entrepôt de la gare. La porte du wagon de marchandise coulisse. On voit alors, dans l’éclairage pâle de l’intérieur, une grande quantité de boîtes de tous les formats, pour la plupart emballées dans du papier brun, de même qu’un grand nombre de colis et d’objets qui ont été ramassés et qui transitent ainsi d’une gare à l’autre. Pendant que le train reprend son souffle, le chef de gare est sur le quai et avec son adjoint, ils ramassent les colis que lui tendent les deux hommes dans le wagon de marchandise et les placent sur un charriot. Ceux qui attendent un colis devront se présenter au guichet de la gare pour le réclamer.

Claude amène Pierrot vers l’arrière du train, où les voyageurs commencent à descendre. Des skieurs en costume, des voyageurs en cravate, des dames en manteau et robe longue, ou en pantalons de ski, ce qui est plus rare.

— Ma tante! Tante Anna! crie Claude en voyant celle-ci descendre les dernières marches entre deux wagons et se retourner pour aider les filles à la rejoindre. Viens, Pierrot, elles sont là-bas.

Tante Anna est une grande dame baraquée, au large sourire, emmitouflée dans un manteau de Hudson seal noir et luisant. Elle pose sur le quai une petite valise fleurie. Elle est coiffée d’un feutre noir orné d’une broche dorée en forme d’épi bordé par une voilette, très à la mode, qui descend sur le front. Marie est grande, elle aussi, mais svelte et plutôt élégante dans sa pèlerine de laine émeraude. Ses longs cheveux bruns bouclés sont maintenus par un serre-tête blanc.

Claude et Pierrot arrivent à leur hauteur. Tante Anna sourit de toutes ses belles dents et ouvre les bras. Claude se penche et l’embrasse sur les joues. Marie, qui ressemble à sa mère comme deux gouttes d’eau, regarde partout autour d’elle, comme si elle cherchait quelqu’un. Enfin, Pierrot voit Gabrielle. Une petite poupée rousse de la même taille que lui qui saute à pieds joints sur le quai. Ses cheveux abondants font deux torches frisées sous son bonnet bleu, de chaque côté d’un visage « comme une poignée de petits chats », dira Béatrice en la voyant. C’est le choc. Pierrot est sans voix. Gabrielle, dans son manteau marine à boutons dorés, un cache-nez à carreaux noir et blanc enroulé autour du cou, se tient droite, les sourcils froncés, ses yeux lavande braqués sur lui comme des rayons laser. Ils ont le même âge, et Pierrot tombe instantanément amoureux de Gabrielle. Sans qu’il soit évident que ce soit réciproque.

Pierrot, dans l’escalier du Suisse, en route pour la gare.
Pierrot, dans l’escalier du Suisse, en route pour la gare.

Heureusement qu’il a mis son manteau du dimanche, avec col de fourrure (enfin, imitation de fourrure, mais on dirait de la vraie) et ses breeches noirs. Le seul problème, c’est ce sourire de Gabrielle. Pierrot sait qu’il a rougi, qu’il est de la couleur d’une tomate. À trois pas de Gabrielle, il ne peut plus bouger. Il n’a que ses yeux pour la regarder.

— Viens, Pierrot, on s’en va…

La cloche du train sonne. La locomotive lâche un pet sonore, signal que le train va repartir. Le breakman crie :

— All aboard!

Tchou. Tchou. L’escargot géant se met en marche. Pierrot voit du coin de l’œil le train défiler lentement sur sa droite, mais il n’a d’yeux que pour le pompon bleu qui s’éloigne. Tante Anna se penche sur Pierrot et lui colle deux gros becs rouges sur les joues : salut, mon beau Pierrot, tu as bien grandi, on dirait!

Claude rit. Il attrape la valise de tante Anna et on se met en route.

— Ce n’est pas encore un géant, mais j’ai l’impression qu’il va tous nous dépasser un jour.

On se rapproche les uns des autres, on marche ensemble, Gabrielle, seule, devant, Pierrot escorté par Marie, qui lui sourit en le prenant un instant dans ses bras et qui sent tellement bon que Pierrot a peur de baver sur son manteau. Le train s’éloigne vers le nord, tchou-tchou-tchou, tout le monde sur le quai repart vers le village. D’autres montent dans les taxis de M. Dubois, de grosses voitures noires avec un triangle jaune sur le toit.

Arrivée au bout du quai, Gabrielle s’immobilise sans se retourner. Pierrot note qu’elle a de longs bas blancs immaculés qui sortent de ses petites bottes et s’enroulent sur ses chevilles, fines comme des pattes de faon. Elle attend. Et soudain, lorsque Pierrot arrive à sa hauteur, elle se retourne et lui attrape la mitaine avec sa petite main nue. Pierrot remarque une perle à son auriculaire et ses ongles roses. Tout à fait déroutant.

— Je m’appelle Gabrielle. C’est toi, Pierrot?

— Euh…

— C’est vrai que tu as une traîne sauvage?

— Ben…

— Maman m’a dit qu’on devrait aller glisser au mont Plante. J’aimerais bien essayer ça, non?

— Bien, oui… tu n’as jamais glissé?

— Oh, oui, je fais du patin de fantaisie, mais à Montréal, on n’a pas de côte pour glisser.

— Oui, je comprends. Je suis allé à la parade du père Noël, cette année…

— Ah non, moi je n’y vais plus. C’est pour les bébés. Le père Noël, il sent le Snap[1]. Il doit se brosser les dents avec.

Et elle éclate de rire. Du cristal qui tombe sur les épaules de Pierrot, qui en a les larmes aux yeux. Il n’arrive même pas à sourire tellement il ne veut pas rompre le charme.

Gabrielle entraîne (déjà) Pierrot en avant des autres, elle marche d’un bon pas, comme le lapin dans Alice aux Pays des Merveilles. Elle parle, aussi. Beaucoup. Mais Pierrot aime sa voix, comme on aime le chant d’une petite flûte andine, ou d’un pipo.

— Je vais à l’école des Saints-Anges, je suis en deuxième année et je suis bonne. J’ai des tas d’amies. On joue ensemble tous les jours. J’ai un chat. Il s’appelle Tempête. Il a très, très mauvais caractère. Je l’ai vu faire peur au chien des Piley, l’autre jour. C’est nos voisins. Le pauvre chien a sauté la clôture qui est plus haute que moi. Tu as un chat?

— On a Biscuit…

— Tu n’as pas besoin d’avoir un chat, toi, tu as la campagne. C’est plein d’animaux, comme dit ma sœur Marie. Marie est déjà venue camper par ici avec son chum. C’est un beau garçon, son chum, il est police, mais c’est un secret, parce qu’il est une police secrète. Il suit les bandits en auto et il a une radio pour parler dedans. Tu as la télévision, chez vous?

— Non, on a un piano mécanique.

— C’est quoi, un piano mécanique?

— Je vais te le montrer, si tu veux.

— Maman dit qu’on va rester à coucher et qu’on pourra veiller un peu plus tard qu’à la maison. Tu pourras peut-être jouer du piano mécanique?

Enfin, pour Gabrielle, Pierrot serait prêt à jouer du tambour, de la trompette à coulisse ou de l’accordéon s’il le fallait. À mesure qu’ils s’approchent de la maison, par la rue de la Gare et par la rue Lavoie, à mesure que le temps passe, une certitude vient toucher Pierrot comme une évidence : un jour, il va épouser Gabrielle. Ça ne fait aucun doute. D’ici là, il va falloir trouver un moyen de placer un mot. Mais il faut rester patient, il le sent. Connais-toi toi-même, a dit Claude. C’est le temps ou jamais.

ePISODE NO 96

***

[1] Le Snap était alors un produit récurrent, à forte odeur de cèdre, très à la mode.

Les aventures de Pierrot et de ses amis de Val-David se poursuivront dans une version imprimée de ce récit, lequel sera en vente au marché d’été de Val-David durant la saison 2017. Pour ceux que ça intéresse, on peut déjà réserver une copie (en communiquant par courriel avec le journal) de ce tirage limité. L’auteur remercie ses lecteurs de leur assiduité.