Une vie d’artiste… suite, je me souviens

Une vie d’artiste… suite, je me souviens

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Photo par Chantal Poirier, Journal de Montréal

par Pierre Leblanc, sculpteur

(Depuis quelque temps, l’homme a commencé à écrire. Après avoir semé un peu partout au Québec une soixantaine de sculptures monumentales plus originales les unes que les autres, plus parlantes que tranquillement décoratives. De belles pièces qui feront comprendre aux générations futures que ce pays est habité depuis longtemps par des créateurs qui n’ont pas froid aux yeux.

Sans avoir pour autant posé sa torche à souder, Pierre prend désormais le temps de tremper sa plume dans ses souvenirs. Et notre journal a le privilège de publier ses textes originaux sur son site internet question de laisser à l’auteur tout le blanc nécessaire pour illustrer ses pensées. À lire tranquillement, pour cultiver son jardin intérieur.)

Ça commence à fondre et ça sent le printemps. Un peu.

Mais dans mon coin, l’hiver, parfois, a cette curieuse manie de vouloir passer l’été avec nous! Et c’est ce qui arrive cette année, encore une fois. Néanmoins, une chose est certaine : ici, en haut de ma côte à Val-David, ce n’est pas Montréal et il y a encore pas mal de neige, et elle tient le paysage en otage! J’ai bien hâte par contre que le vert manteau des arbres pointe enfin et habille l’horizon! Ce que je préfère, c’est au début… lorsque les arbres émettent des embryons de feuilles d’un beau p’tit vert tendre qui flotte au vent! Ça dégage un petit quelque chose de magique! Une naissance ou une renaissance toute verdoyante! Après ça, ça devient le vert qu’on connaît… plus dense, il habitera nos étés jusqu’à l’automne. Mais le début embryonnaire, avec son p’tit vert tendre, ça, j’adore! À la longue, les bancs de neige finissent par reculer sur le bord des chemins, comme s’ils avaient une peur bleue de la route ou de se faire frapper. Enfin, lorsque l’asphalte et le ciment des rues reprennent l’espace, je me reporte immédiatement à la Côte-Saint-Paul, quartier de mon enfance. Au milieu des années 50, le printemps, si je me souviens bien, était plus clément.

Je me revois, ti-cul, sortant enfin mes billes et mes cartes de joueurs de hockey et de baseball d’une vieille boîte de chaussures en carton tout écorné. Mais le vrai printemps, c’était lorsque je prenais enfin mon « moine », ma toupie, que j’enroulais la corde autour de son corps de bois pour la propulser et la faire tourner et danser dans la rue, sans compter les tours! Le bonheur, c’était ça. Lancer mon moine d’un mouvement sec du poignet, tout en retenue, et ramener mon geste vers l’arrière, jusqu’à entendre enfin sa pointe métallique atterrir sur le trottoir!

Tout ça après des mois d’abstinence, caché qu’il était au fond de sa boîte! Mon « moine » aux allures de toupie (ou vice et versa) sonnait alors véritablement les cloches printanières! Je me prenais incontestablement pour un pro! Rien de moins… bien évidemment!

Quel plaisir de l’entendre enfin heurter le sol avec sa pointe à la sonorité métallique! De le voir traverser les dalles de ce même trottoir en sautillant et courant ainsi partout afin de célébrer sa liberté retrouvée. Et bien entendu, on sortait aussi le bolo et le yoyo!

Mais… finalement, l’printemps, le véritable printemps!

Et si c’était le pro du yoyo qui l’faisait? En entrant en scène avec sa venue dans nos cours d’école. Lui, il faisait en sorte que l’printemps prenait véritablement ses marques et son envol! Ce gars-là, pour nous tous, annonçait véritablement et enfin cette sortie d’l’hiver! Ainsi, à mon école, il y avait ce gars, ou ce jeune homme, car il ne devait pas être très vieux, qui sait? Mais quand tu as 7, 8 ou 9 ans, et que le gars a le double de ton âge ou un peu plus… Quasi ou début vingtaine, quoi! Alors il est vieux! Donc ce gars sans âge, ma foi, c’était un vrai de vrai… pro! Il faisait des démonstrations incroyables dans nos cours d’école… Wow! Le « tour du monde », la « balançoire », le yoyo, qui, après avoir exécuté quelques fois le « tour du monde », venait par-derrière s’accrocher à son fond de culotte! Et des plus belles encore : des passages sous le bras, autour de la tête, le yoyo « qui dort », etc.

Et là, en revenant à la maison après la journée d’école, là, tout emballé que tu étais, si tu finissais par achaler ta mère assez longtemps, elle te donnait parfois l’argent nécessaire pour aller t’en acheter un, yoyo.

Et chanceux… parfois le soir même!

C’est pas que tu n’avais pas de yoyo, mais, tu sais, un beau yoyo tout neuf au lieu du vieux! Mais le stratagème ne fonctionnait pas à tous les coups, car ma mère arguait justement que j’en avais déjà un!

Alors si, par bonheur, vous aviez les sous nécessaires, c’était direction le magasin du coin, soit le Handy Store, installé au coin nord-est des rues Eadie et Roberval (dans mon temps, il n’y avait pas de dépanneurs, c’était des Handy Store!). Ainsi, on allait solennellement acheter son yoyo.

Ayoye! L’extase!

Mais on avait juste assez de sous pour acheter « celui de base », pas le « de luxe » comme le pro… Savez, celui avec des diamants sur le côté. Imaginez ça : noir luisant avec des « diamants » sur le côté qui faisaient en sorte que lorsque le yoyo dormait, ça scintillait de partout. Une merveille, quoi!

Nous, c’était plutôt celui « de base », laissé au bois naturel, sans aucun vernis! Mais c’était tout de même un beau yoyo tout neuf! Oui, là, le printemps était vraiment mais vraiment arrivé! Temps béni de la préadolescence… encore à cheval sur l’enfance, ou vice et versa. Et là, on s’exécutait, mais on n’arrivait pas à la cheville du gars en question! Qu’importe, on jouait au yoyo, au moine ou au bolo.

Tout ça pour dire que plusieurs années plus tard, en 1985, j’ai participé, avec d’autres sculpteurs, tels André Fournelle ou Jean Pierre Morin, au premier symposium de sculptures du Musée de Lachine. Ce sont les œuvres monumentales réalisées cette année-là qui constitueront le premier noyau de la collection de sculptures monumentales du musée et feront en sorte de l’inaugurer!

De ce premier corpus vont à la longue venir se greffer d’autres sculptures arrivées autant par dons que lors d’autres symposiums ou événements, ce qui va constituer l’âme et le cœur d’une très grande collection de sculptures monumentales, la plus importante à ce jour au Canada, et elle se trouve au Musée plein air de Lachine. La collection est tellement importante qu’elle était citée dans le guide Michelin à une époque… Peut-être l’est-elle encore?

Donc, cette sculpture réalisée en 85 et qui porte nom de Pont d’Arles en transfert fait référence à un voyage que j’avais effectué un an auparavant dans le pays d’Arles… sur les traces de Van Gogh! La sculpture tend à établir un parallèle entre les ponts à bascule de mon enfance qui enjambaient (et enjambent toujours) le canal Lachine et le pont de Langlois, dont Van Gogh, lors de son séjour en Arles, réalisa cinq versions, de ce pont à bascule, pont fabriqué de bois… un pont à l’image des ponts-levis du temps des châteaux!

D’une œuvre à l’autre, si je puis m’exprimer ainsi, ou d’un artiste à l’autre!

Ma sculpture est toujours là, en permanence depuis le jour de sa réalisation, juste devant le musée, et annonce en quelque sorte sa présence. Dans les faits, ce parc est situé, entre autres, aux abords du musée, à l’intérieur du parc René-Lévesque et le long des berges, jusqu’à la 52e Avenue. Pour ma part, j’y suis représenté avec six sculptures, dont trois de très grand format et trois autres de moyens formats qui habitent les différents lieux.

Signal pour Takis, l’une d’elles, culmine à 31 pieds du sol et fait plus de 230 tonnes de béton, d’acier, de roches et de terre avec un couvert gazonné. Elle est encore, à ce jour, la plus colossale de mes sculptures! Mais celle de 2005, que je viens tout juste de terminer après sa reconstruction et ses modifications, et dont les travaux se sont étalés sur neuf mois chevauchant deux années, soit de juillet 2016 à la fin mars 2017, est l’œuvre réalisée pour le parc jouxtant l’hôtel de ville de Beauharnois. Elle est celle qui a le plus d’amplitude, soit 35 pieds de hauteur par 85 pieds de largeur et plus de 18 pieds de profondeur.

Alors, c’était Dominique Rolland, du Centre des arts contemporains du Québec à Montréal, à l’époque, qui organisait en 85 l’événement sous forme de symposium, tout comme ceux de 86 et de 92. Celui de 1992 soulignait le 350e de Montréal! Ceci, avec la complicité des compagnies de métal, de peinture et autres produits, et avec les efforts des employés et la machinerie de la ville de Lachine… (À l’époque, Lachine était encore séparée de Montréal.) Et aussi, évidemment, grâce au partenariat du Musée de Lachine et de son directeur de l’époque, Jacques Toupin.

Alors, Dominique Rolland, pour mener à bien ce symposium de 85, tout comme ceux en devenir, avait grand besoin (comme nous tous!) de fric! Et pour la circonstance, il s’était entouré de bons vendeurs (pour ne pas dire très bons), dont un nommé Ronald… Italien de son état! Le symposium se faisait avec des fonds privés, et non par des subventions des différents paliers gouvernementaux!

Pour revenir à mon vendeur, dont je ne me souviens hélas plus du nom de famille mais uniquement du prénom… Ronald, ou Ron. Alors lui, comme les autres vendeurs, lorsque l’on faisait des bouffes à l’extérieur du musée sur de grandes tables improvisées, comme des pique-niques ou des BBQ, était là, sur place, afin d’accueillir les représentants des diverses compagnies et firmes approchées… ceci dans le but évident qu’ils souscrivent financièrement à notre projet de sculptures. Alors, tout ce beau monde et les vendeurs, incluant nous, les artistes, étaient à pied d’œuvre! À l’œuvre afin de ramasser les sous ou les matériaux nécessaires, tels le béton et l’acier, pour que notre projet puisse prendre forme… c’est le cas de le dire!

Mais une fois la visite partie, nous nous retrouvions entre nous, comme en famille… voilà-tu pas notre homme!

Le Ronald en question… sortir un yoyo de sa poche et commencer à faire des tours…  « La balançoire », « le tour du monde », etc.

« Wow, wow, wow!! » que je lui fis.

Quand j’étais ti-cul, il y avait un gars comme ça qui venait chaque printemps faire des tours à mon école. Oui, faire des tours avec son yoyo!

C’était autant à la Côte-Saint-Paul qu’à Verdun, à l’école primaire Notre-Dame-de-Lourde ou à la p’tite école Richard sur la rue Galt.

Il me regarde, droit dans les yeux, et me dit :

« Mais c’était moi! »

« Quoi?! Qu’est-ce que tu dis là?! que j’lui dis. T’es pas sérieux… »

J’le vois encore avec sa p’tite moustache taillée en trait de crayon soulignant le bord de sa lèvre supérieure et ses belles dents blanches qui me souriait.

« Mais oui! qu’il me dit. Je travaillais vendeur, payé à la commission, pour la compagnie qui fabriquait les yoyos, les « moines », pis les bolos! »

« Non, non, non! » que je lui réponds, et lui d’enchaîner :

« Tu sais, quand j’arrivais dans la cour d’école, mais juste avant, j’avais été voir le proprio du Handy Store qui n’était jamais très loin de l’école et je lui laissais toujours 5 ou 6 douzaines de yoyos, autant en bolos pis en « moines » », car notre gars faisait aussi des tours de bolo et de « moine » et il faisait son argent comme ça!

En vendant à la commission !

Je me souviens d’un autre tour qu’il faisait avec un «Moine»…  Moine qu’il reprenait à partir du sol une fois que celui-ci était lancé…  en enroulant la pointe métallique avec la corde pliée en deux et qu’il faisait ensuite courir dessus, sur la corde tendue, d’une main à l’autre à la hauteur de sa taille.

Tout un «Pro» qu’ce Ronald !

Un drôle de job en fin de compte, si on se reporte aux années 50 et début 60.   Un gars plus que sympathique, ce Ronald…

Quel hasard, finalement que Dominique Rolland engage ce gars-là et que je le retrouve 30 ans plus tard, mais à travers mon monde d’artiste… Disons qu’il avait été aussi derrière les symposiums de 86 et 92.

Inutile de vous dire que tout le long du symposium de 85 entre autres…  j’étais en train d’habiter à nouveau mon enfance, pas seulement à cause de lui, mais aussi à cause du thème de ma sculpture, sculpture  traitant des ponts à bascules du canal Lachine ! Ces ponts qui habitaient tout comme moi le quartier !

Pas la peine de vous dire aussi que je me tenais serré près de Ronald, et je lui demandais de me raconter des histoires de ce temps-là!!!

Comme dirait Jean Ferrat le chanteur, dans une de ses chansons…

«Nul ne guérit de son enfance» !!

Étant donné que je m’inspire la plupart du temps de mon enfance, et par le fait même de mon quartier natal par extension pour concevoir mes sculptures…   cela fit en sorte que justement, pour la pièce réalisée en 1992, pièce commémorant, le 350e anniversaire de Montréal, la sculpture avait mon enfance comme propos et matière première !

Ou du moins les éléments accompagnateurs de cette enfance dans ce quartier ouvrier de la Côte-Saint-Paul, situé à deux rues du canal Lachine…

Curieusement cette année, soit 2017,  c’est le 25e anniversaire de sa réalisation…

Oui, 25 ans déjà !

La sculpture, hautement biographique est porteuse d’éléments se rattachant à ma provenance…   que sont les «Îles-de-la-Madeleine» et … des «Laurentides»… à travers Val-David, lieu que j’ai choisi pour y vivre, travailler et résider !

De plus, en supplément de programme, si je puis dire… le but avoué  était de témoigner et de rendre hommage à ces gens du peuple, incluant mes parents évidemment, ces derniers faisant partie…  de cette société  dite de gagne-petit!

J’ai réalisé cette sculpture pour contrebalancer un tant soit peu, cet état de fait,  oui, le fait que la société est toujours à commémorer les biens nantis de ce monde, tout comme ceux qui nous gouvernent !!

En somme c’était de commémorer pour une fois…

Oui, témoignez pour ces «Héros de la classe ouvrière», comme dirait John Lennon dans une de ses chansons :

«Till the pain is so big you feel nothing at all

A working class hero is something to be» !

La sculpture est porteuse d’éléments témoignant justement de cette enfance qui fut mienne et des repères de mon quartier natal…   d’hier et d’aujourd’hui!

D’hier…   avec ses nombreuses modifications apportées fin 50 et début 60…   telle la construction de l’échangeur Turcot et de ses voies élevées.

Ma maison, et une bonne partie du quartier furent ainsi emportés par le progrès…  et rasé !

Dans ses emportements, la vie avec son progrès…  aura fait en sorte de modifier mon histoire et remplacer ma maison natale par l’échangeur Turcot !  L’ironie de la chose est qu’un de ces fameux piliers  s’est retrouvé au mètre près, très exactement sur l’emplacement de ma maison sise au 2026 de la rue Roberval.   Alors sans crier gare…  mon histoire c’est imbriqué implicitement au fil de ses transformations, à l’histoire de Montréal et c’est pourquoi j’avais décidé en 92 de raconter cet événement, pour que la petite histoire justement retienne ce geste malheureux en soi !

Je ne suis nullement aigri par cette destruction, car autrement,  ma sculpture, et les autres qui ont suivi, n’auraient jamais vu le jour!   Elles furent conçues et réalisées justement en réaction à cette décision de démolir le secteur !!

Vous savez…  à travers une catastrophe, il y a toujours un côté positif…  malgré les peines que cela comporte et qu’on transporte longtemps, pour ne pas dire toute sa vie durant !

L’un devenant en quelque sorte l’humus de l’autre, nourriture essentielle sur laquelle le présent se nourrit et pousse vers le futur!!!

Disons que l’œuvre, grosso modo, se résume ainsi…

Blessé dans mes repères, par la disparition de ma maison natale, car je suis né dans cette  maison du 2026 Roberval,  en arrivant un vendredi d’hiver de la fin janvier de 1949, sur la table de cuisine !    Je suis depuis cette disparition brutale, en recherche perpétuelle, afin de réassembler les bribes de cette enfance éclatée !

Mais l’histoire de la sculpture débute étrangement  avec mon lieu de vie et de résidence actuel…  soit Val-David !

Région granitique, représentée par une roche de granit, justement,  trônant dans les hauts de l’œuvre !

En effet, Val-David, symbolisé ici par cette grosse roche, perchée en haut d’une colonne, représente mon village Laurentien, se projetant au sol un peu comme une ombre portée,  se déformant et se recomposant plus loin…   pour devenir le petit secteur démoli de mon quartier natal.

Une transmutation, en quelque sorte !!

Élément pour sa part servant à bien définir et localiser le lieu de l’intervention,  cet autre élément marquant composant la sculpture…

L’adresse civique !

À ce jour et depuis la fin 50…   le 2026 est à jamais disparu, pour cause de destruction massive !

Alors…  le 2026 Roberval prêtera les chiffres qu’il porte, pour que sur le plan formel, cette adresse civique devienne une composante très importante de l’œuvre !  Pour ne pas dire essentielle !

Autre élément installé à la gauche de la colonne, cet objet tranche des autres et ne fait pas partie du quartier…

Une rame…

Une rame symbolisant ma provenance, soit les Îles-de-la-Madeleine, à travers mes parents…  Tous deux des natifs des Îles et supportant ma maison natale…   et la maison de mon enfance !

Au sol, soit la partie entre la colonne formant un trajet,  se dirigeant vers la maquette, la maquette du quartier natal est fractionnée en deux parties et symbolise ainsi la blessure laissée via cette démolition du secteur et le parcours actuel de l’échangeur Turcot !

Ainsi, nous Madelinots, venus de l’est, tels des Vikings remontant le fleuve, en provenance de ces Îles peuplées de guerriers de la vie quotidienne, pêcheurs pour la plupart…   Avons pris ancrage et habités ce lieu industriel de Montréal qu’est ce coin du quartier de la Côte-Saint-Paul.  Quartier pauvre, s’il en est, mais donnant toutefois accès tout de même à la vie montréalaise afin de pouvoir ainsi espérer pour nous les enfants qu’ont puissent avoir un avenir meilleur à travers une accessibilité aux écoles et l’éducation…

En quelque sorte des réfugiés, oui réfugiés d’un même pays… nous Acadiens et Madelinots, voguions sur les flots tumultueux de la vie, vers…   une autre Île!

En effet étant donné que notre père s’embarqua un jour comme clandestin sur un bateau, une espèce de «Boat People» avant l’heure, afin de quitter ses Îles de misères !!  Vers un ailleurs meilleur… soit !

L’île de Montréal

Ce qui me fit dire à l’époque de la réalisation de l’œuvre il y a justement 25 ans…

«Réminiscence d’Îles, aux contours façonnés d’anses, d’arches et de crevasses, formant à la fois des paysages hostiles et romantiques; d’où la vie est un jour parti pour aller s’ancrer en un ailleurs lointain et meilleur !

D’une île à l’autre, la vie s’est ainsi transportée remontant le Saint-Laurent pour enfin prendre racine, rue Roberval à la Côte-Saint-Paul, et c’est de là que tout a commencé pour nous, les enfants!»

À suivre !