Une vie d’artiste… suite, je me souviens

Une vie d’artiste… suite, je me souviens

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par Pierre Leblanc

Le monde entier était là…

Oui, tout près finalement… et à ma portée !   Hummm ! Enfin presque le monde entier…

Un jour au milieu des années cinquante, toujours dans le quartier de mon enfance…  à la Côte-Saint-Paul,  je rentre en catastrophe à la maison !

Papa, maman !!  Y a un gars qui a eu une flèche dans l’front…   pis j’veux aller voir ça de proche!!!   Je venais d’entendre parler qu’un jeune c’était fait tiré une flèche en pleine tête, par son grand frère !

Petite précision… plusieurs années plus tard mon frère le plus vieux, m’a corrigé et me dit que c’était plutôt dans un œil !!!

Anyway !!

Pas l’diable mieux finalement !!

Disons que c’était dans la même région du corps…

Donc, le gars en question, jouait à Guillaume Tell avec son frère, savez avec la fameuse pomme sur la tête !  Avec un arc et  pi des flèches !!

Alors «Guess what»… le grand frère en question…   Mais y a manqué sa «shot»  et l’autre…  bin, le ti-cul, lui…   avait reçu la flèche dans l’front ou dans l’œil…   qu’importe!!

Alors voilà !

L’événement étant de taille…  Une flèche en pleine tête…  pas rien !!

Je me devais d’aller vagabonder le vaste monde et de vérifier tout ça de près, car cet événement ne se reproduirait peux être plus dans mon vivant,  alors…

Je ne le laisserai pas passer l’affaire sans rien faire, ni tenter!!  Je me devais d’être témoin de mon époque !!  Que j’me disais, déjà à l’époque !

Et curieusement…  cette façon de faire, deviendra ma façon de fonctionner aujourd’hui encore.

Mais à 5 ou 6 ans, disons que mes parents trouvaient que c’était un peu jeune …  pour assister en direct  ainsi à l’histoire qui s’inscrivait devant moi !!

Et surtout pour aller ainsi vagabonder,  la vastitude du monde, dans le quartier voisin…   seul !!

Mais moi, je trouvais au contraire que j’étais mûr pour le voyage !!

J’avais déjà pas mal de millage en voyagement,  derrière la cravate pour mon âge !!

Je savais courir vite…   une bonne chose de faite !!!

Monter sur les plates formes des camions remorques de la compagnie «Smith Transport» stationnée sur ma rue, je savais, tous mes chiffres par cœur jusqu’à 100 et même 200, je pouvais monter la petite colline pour aller glisser l’hiver venue avec le traineau, marcher en équilibre sur les rails en face de chez nous, monter par dessus la clôture en bois de la cour à «Scrap» derrière la maison, afin d’aller y jouer le soir venu avec des pièces de métal et plein d’autres trucs !!

Alors je dis à mes parents que j’étais tout fin près ; que je voulais aller voir le gars avec la flèche dans l’front…

Que j’en étais capable !!

Et qui plus est…   de l’autre bord…   d’la grande rue «Church» !

La réponse fut sans équivoque et rapide !!

«Non, il n’en est pas question !!»

Et comme ils devaient juger ma requête un peu épaisse et niaiseuse…  et afin de complexifier mon départ vers le vaste monde, avaient trouvé cette astuce qui deviendrait une sorte de barrière.

«On ne traverse pas la rue Church tout seul…   Té trop p’tit !»

Oui, mais le gars y é d’l’autre bord d’la rue Church !  Que j’leur disais !!

De toute façon qu’ils me disent…

«De l’autre côté de la rue Church, c’est le quartier italien…   Ville Émard» !

Alors tu peux pas !

Té trop p’tit !!

Ennn!  Qu’est-ce que c’t’affaire là !!

Ayoye ! Un deuxième obstacle à franchir…   que j’me dis !

En passant vous remarquez que la rue en question ne se nomme pas «De l’Église» comme aujourd’hui, car à l’époque tout est en anglais, alors c’était plutôt la rue «Church».

Comme dirait Gaston Miron : «Lorsque je suis arrivé à Montréal en 48, Montréal était la plus grande ville anglaise d’expression française au monde !»

«Les signes que j’y voyais…   Panneaux réclames, annonces, publicités, noms de rues, menues de restaurants, etc., tout est anglais et que la langue que j’entendais parler autour de moi… c’était le français»

Par conséquent,  «La réalité n’était pas flush, avec ce que je voyais !»

Pour revenir à mon histoire…  Alors c’était la rue «Church» puisque nous somme en 54 et il fallait à tout prix que je puisse la franchir !

Le monde entier m’y attendait de l’autre côté quoi !

Et là je venais d’avoir comme deuxième information, que le jeune en question était «Italien»…   La belle affaire !

Donc, sommairement ce que j’avais à trouver en fin de compte… c’était un italien avec une flèche dans l’front !   Ou dans l’œil !

Mais en tout premier lieu…  À quoi ça peut bien ressembler un italien ?  Pour ce qui est d’la flèche dans l’front…  Ça, pas d’trouble !!!

Mais italien !!  La question se posait…  À quoi ça peut bien ressembler un italien ?

J’en avais glissé un mot à mon frère Marcel…  mais lui non plus ne semblait pas savoir !

Mais en trouvant la flèche dans l’front… Que je me disais…   je trouverai bien l’Italien et je serai fixé, sur leur apparence…   mais en ce moment, la question me turlupinait quand même !!

À quoi peut bien ressembler un Italien ?

Faut bien dire qu’aujourd’hui, je sais exactement à quoi ressemble un Italien, car j’ai un beau frère Italien !!  Calabrais de surcroit !!  Alors…

Anyway…

Alors toujours est-il que je fini par convaincre mon grand frère Marcel de cinq ans mon aîné en l’achalant bien comme il faut…  de venir avec moi !  Sans lui avouer…  qu’il était en quelque sorte mon sauf-conduit !   Oui, une sorte de passeport finalement !

Mais, peut être que la fameuse flèche dans l’front…  faut croire qu’elle avait fait son effet…

Et il a finalement accepté !!

Alors !!!  Soulagement…

Donc, toujours est-il, qu’avec mon grand frère,  je pouvais enfin  franchir ladite rue qui était une sorte de frontière !

Moi, je me sentais l’âme d’un découvreur quoi !

L’âme d’un Fenimore Cooper en somme !  L’âme d’un cowboy découvreur…

Parti à la conquête au fin fond d’un Far West…   Italien !

À la recherche de la flèche perdue…  avec un gars accroché à elle !

Mais le plus important… surtout, c’était…   l’aventure à ma porte…  oui à ma portée…!

Mais, pour parvenir à l‘Italie, il fallait invariablement passer par…  et traverser…  la Chine !

Le monde entier j’vous dis !!

Le monde entier était là à mes pieds…

En effet au coin des rues Laurendeau et Church, il y avait et il y a encore et toujours, un restaurant chinois !!!   «Le Silver dragon» !

La Chine profonde vous dis-je…   avec des vrais Chinois dedans !  Des Chinois avec des baguettes et tout le tremblement !!

Petit chapeau rond sur la tête et petits souliers noirs,  aux pieds…  comme dans Tintin !!

J’étais fasciné !!   Des  vrais Chinois dans la vraie Chine…

La Chine pour de vrai !!

Alors là, enfin le «Jour J»…   arriva !

On va traverser la fameuse grande rue «Church»…

Seul !

Pour être franc, disons que j’étais seul…  à deux !

Seul avec mon frère Marcel…  alors à moitié seul !

C’est pas grave… J’allais voyager le monde !!

Pour la circonstance, j’avais bien lassé mes godasses avec deux boucles… L’une sur l’autre afin que ça ne se détache pas en plein voyagement !

Ç’aurait été la catastrophe pour sûr !!

Et nous primes enfin, Marcel et moi le chemin de l’aventure !!

Pour tout dire…  l’attente d’la lumière sur le coin d’la rue… me parut longue et interminable…  et finalement, le feu passa au vert !!

Nous traversons donc d’un pas décidé la rue et là !!!

La rue franchie sans encombre…

Enfin la Chine !!

Là devant moi, avec une grande porte faisant le coin et avec des dragons partout, sur les deux façades et un autre jouant le rôle de linteau au-dessus de la porte d’entrée…

Des dragons chinois !! Fantastique le fait de voyager ainsi le vaste monde!

J’ai étudié longuement l’affaire, en marchant très, très lentement et en regardant à travers les vitrines, autant celles sur la rue Church que celle de la rue Laurendeau, car j’étais en plein état de voyagement…

Une sorte de Marco Polo à l’œuvre !

Un Marco Polo pris en flagrant délit d’aventure et d’exploration!

Mais, «j’avais des questions plein mes bottes»,  comme dirait Bashung le chanteur, dans sa chanson, «La nuit je mens».

Donc en m’étirant le cou afin de continuer à décortiquer et de bien étudier la Chine de près, toujours à travers les vitrines, je voyais enfin des Chinois là, juste là, tout près de l’autre côté de la vitre et non plus depuis l’autre côté de la rue comme auparavant !  J’y ai même vu des lanternes chinoises !!!

Eh oui !  Des vraies lanternes chinoises…   Avec du rouge, et pi un p’tit peu de vert…  et avec aussi des dessins sur du papier, du papier de riz qui disent…   à travers duquel la lumière passait, laissant entrevoir au passage des signes…   Des signes chinois !

De plus, il y avait des tables avec des chaises…  des chaises chinoises !!   Alors que j’me suis dit… Les chaises ressemblent drôlement aux nôtres, sauf qu’elles sont rouges !!  Les tables aussi d’ailleurs avaient des allures de notre table à la maison !

C’est drôle finalement, comme la Chine profonde avait des airs de par chez nous !!

J’emmagasinais des images afin de pouvoir conter tout ça à mes copains d’école le lendemain !!

Cela m’a pris longtemps avant que je décroche de mon exploration.  Il a fallu que finalement Marcel me dise !

«Envoye !  Si tu veux qu’on trouve notre italien» !  «De toute façon on va repasser par ici au retour» !!  Ah oui… c’est pourtant vrai…  et j’ai finalement décroché.

Absorbé que j’étais par la Chine, j’avais pour ainsi dire perdu de vue le pourquoi de notre périple…

C’est pourtant vrai, le gars…  notre Italien avec la flèche dans l’front !!   Je l’oubliais…

Alors on s’éloigna graduellement de la Chine, car nous faisions route maintenant vers…   l’Italie !   Chemin faisant, nous avons convenu ensemble…  qu’il nous fut assez aisé, d’avoir franchi aussi facilement ce premier pays.

Alors, on comptait bien s’attaquer à l’autre pays maintenant avec la même énergie…

Ville-Émard…   le pays des Italiens !

Oui, oui, notre père et notre mère nous l’avaient confirmé… c’était bien le pays des Italiens !

Étant donné que c’était le quartier Italien…

Donc Marcel et moi nous progressions…  mais lentement…   car nous étions en terre inconnue, et ceci pour la deuxième fois depuis notre départ !!

La grande question…   on se demandait, mais quand est-ce que l’Italie commence ?

On s’arrêtait souvent, tout on marchant avec hésitation.  Ma foi on avait peur …  un peu !

Hé hé des Italiens…   En Italie, c’est pas rien !  Alors lorsqu’on voyait un gars de notre âge ou un homme plus vieux…  on se cachait derrière un poteau et on étudiait l’affaire.

« Piiist, Marcel…   c’est ti bin un italien lui ?»

Il n’était pas sûr lui non plus, mais je finis par dire à Marcel que celui qu’on cherchait nous, mais il avait une flèche dans l’front !   Donc plus facile à repérer finalement !!

Comme ça se sera plus facile pour l’identification de ce que…   à quoi, peut bien  ressembler un italien !! Comprenez bien que pour nous…   Italien ou martien,  c’était pratiquement pareil !!

On connaissait rien en toute…  comme dirait notre mère !

Enfin,  après une bonne dizaine de rues de parcourue, il a bien fallu se rendre à l’évidence que s’était pas facile l’identification des races !

Et un doute persistant s’installait, comme quoi on ne verrait peut-être pas notre italien avec la flèche dans l’front…  ou dans l’œil !!  Même si j’avais l’âme et la volonté d’un Marco Polo !

On trouvait que le monde nous ressemblait beaucoup, donc ce ne devait pas être des Italiens…  pour sûr !

Et personne en vue avec une flèche dans l’front !!

Et soudainement rendu à la rue Desmarchais !!!

Je tourne sans hésiter…   à gauche sur Desmarchais

Et Pafff !!!

Et là, je retrouve Marcel qui m’attendait assis dans son auto, il est sept heures du matin, car nous avions rendez-vous, étant donné qu’il est là pour m’aider à remettre ma sculpture en place après deux déménagements !!

Et voilà ! Une sorte de traversée à travers le miroir du temps !

En effet soit 62 ans plus tard, nous voici en septembre dernier, soit septembre 2016, pratiquement au même endroit, pour ne pas dire au même endroit, au coin des rues Laurendeau et Desmarchais, où nous étions Marcel et moi à l’automne 54, en pleine expédition, pour ne pas dire en plein vagabondage…  occupée que nous étions à chercher notre Italien avec une flèche dans l’œil.

Dans les faits…   nous n’avons jamais vu notre italien avec ou sans flèche et nous sommes revenus bredouilles à la maison !!  Et la vie a suivi son cours, et les années se sont accumulées tranquillement, mais sûrement jusqu’à aujourd’hui !

Mais là, en ce matin de septembre, nous nous retrouvons à pied d’œuvre afin de s’activer et travailler à remettre la sculpture en place après deux déménagements. Dans un premier temps nous avons prit,  la sculpture qui se trouvait à la gauche de la porte d’entrée pour l’installer à sa droite. Mais après quelques mois on me demandait de la défaire à nouveau, de l’entreposer dans le stationnement adjacent à l’école, le temps que l’entrepreneur enlève toute la terre autour de la façade de l’édifice sur une profondeur de 9 à 10 pieds et de remplir le lieu avec de la terre dite saine. Et de refaire le terrassement !

La sculpture remonteee avec soudeuse_resize jerome 1983 copie Couche finale de peinture. copie_resize Emplacement_resize jeromepharand_resize La couche dappret_resize Sculpture terminée copie_resize

On venait de faire des analyses de sol et a ce qu’il paraitrait, c’est que le sol était contaminé !!

Mais nous n’avons jamais su à quoi !!

De nos jours on fait dire beaucoup de choses à la contamination…  C’est payant !

Mais à force de démonter, de remonter…  de démonter à nouveau et de remonter, je disais à Marcel que ma sculpture était devenue une espèce de sculpture à roulettes !!

Dans les faits, c’est une sculpture que j’ai réalisée en 1983 avec l’aide de 4 jeunes étudiants de l’école. Une histoire de curriculum vitae !! Et la sculpture devenait la carotte pour les étudiants, avec un job pour l’été au bout du fameux C.V.  Le «deal», je les faisais travailler sur la pièce durant six ou sept semaines, je ne me souviens plus et ils étaient rémunérés.  Cela a pu avoir lieu, grâce à un projet «Exploration» du Conseil des Arts du Canada !  Un programme qui n’existe plus.

Le titre de l’œuvre,  «Action hors terre» ou «Évolution 1»

La sculpture fut réalisée par élément dans les garages de l’école à l’arrière, car c’était encore à l’époque une école de métiers et nous avons travaillé dans les locaux des travaux mécaniques. Ensemble avec l’aide de roulettes et à force de bras à cinq nous avons assemblé l’œuvre en place face à l’école Honoré Mercier.

Pour moi étant donné que je fais flèche de tout bois, afin de réaliser des sculptures extérieures monumentales, j’avais sauté sur l’occasion à pieds joints.  Le but évident dans ma vie depuis toujours est de semer mes œuvres sur le plus de territoires possible !!

Donc, Marcel et moi aidé par une équipe du contracteur, nous avions défait la sculpture en 4 morceaux pour que l’entrepreneur puisse faire ses travaux et là nous étions à nouveau sur les lieux, afin de remettre en place la sculpture de façon définitive en ce matin ensoleillé de septembre 2016.

Et du bon côté de la porte d’entrée, car les temps changent et à gauche de l’entrée où était ma sculpture depuis 83, cet espace va devenir un petit parc pour une maternelle !!

Et…

Et après le déménagement, nous avons été manger dans le pays de notre enfance, Marcel et moi, une douzaine de rues en amont…  Nous avons mangé juste à côté du fameux «Silver Dragon». Marcel m’avoua alors qu’à l’époque… avec sa blonde Micheline,  celle qui va devenir sa femme pour la vie, ils se rendaient fréquemment au «Silver Dragon» !

C’était leur sortie dominicale en somme !

Donc juste à côté de ce lieu mythique pour nous…  nous avons mangé dans une p’tite binerie, qui se trouve juste la porte à côté et durant notre repas, je me mis à lui raconter notre aventure passée, celle que vous venez de lire…  Il m’écoutait étonner et me disait constamment : «Non»…  «Ça s’peut pas» !!  Qu’il me répétait en riant et en s’étouffant de rire justement…

Mais voyons donc… Ça c’peut pas…   Qu’il me répétait sans cesse !!

Mais oui que je lui disais, tu sais, moi pour ces niaiseries-là, j’suis champion et je me souviens de tout.  Il se bidonnait, en disant «Mais voyons dont… !

Ça s ‘peux pas…  tout en étant mort de rire.

C’est là qu’une parole célèbre de notre mère me revint à l’esprit : « Asteure, faut t’y être assez fou». !

Et voilà, sur cette parole célèbre de Jeanne notre mère qui a maintenant l’âge vénérable de 92 ans. Nous avons terminé, notre repas en se remémorant des étapes de notre enfance, dans le quartier de la Côte-Saint-Paul, comme le gars qui se fit couper la jambe par le pont de la rue «Church»!

Maudit que j’aime notre mère et que j’aime mes frères et sœurs…

Et mes souvenirs tout autant !…

P.S. :   Je vous laisse, car notre partie du contrat étant maintenant exécutée, soit le déménagement de l’œuvre et sa reconstruction, il me restait la dernière étape à exécuter, soit de refaire une beauté à la sculpture…  qui avait subi les affres du temps depuis l’automne 83!!  Remettre l’œuvre en bon état sur le plan esthétique !   La sculpture est quand même de grand format, cela a exigé pour se faire, l’utilisation d’escabeaux de 8 pieds!

Ainsi, le contrat consistait à gratter la vieille peinture, d’enlever la rouille, de boucher les trous de laver la pièce avec un dégraisseur…  et repeindre avec couches d’apprêt et peinture finale.  Cette partie sera effectuée en octobre de l’année dernière, avec Jérôme Pharand de Saint Lucie des Laurentides, qui m’aida à exécuter le tout.  Je fus très heureux d’avoir pu bénéficier de sa formidable expertise en peinture !!  Avis au intéressés…