Maison Communauté Ginette Tanguay-Brazeau

Ginette Tanguay-Brazeau

Ginette Tanguay-Brazeau
Ginette Tanguay-Brazeau

Par Carmelle Cavezzali

 

Beaucoup de femmes ont contribué à l’évolution de Val-David par leur implication dans des sphères variées, et Ginette Tanguay-Brazeau en est une.

Ginette est née à Montréal le 13 novembre 1932 d’une famille de trois enfants. Elle garde le souvenir des promenades du samedi, quand son père les emmenait visiter les sites intéressants de Montréal, dont le mont Royal, l’oratoire Saint-Joseph, le parc Lafontaine ou le Jardin botanique, qui présentait des films sur les plantes et l’évolution de la nature.

Brillante élève à l’école, elle s’intéresse à tout, mais elle est aussi une sportive et à 10 ans elle est déjà membre de la Palestre nationale.

Ginette Tanguay-Brazeau

Le temps évolue et les filles s’émancipant peu à peu, Ginette loue avec quelques amies un chalet à Val-David pour pouvoir suivre des cours de ski. Elle y fera la rencontre de Robert Brazeau qui deviendra son époux. Comme Robert travaille à Saint-Jérôme, ils décident de s’installer à Val-David et bientôt, ils y construiront la maison dans laquelle ils élèveront leurs quatre enfants. On est sportif chez les Brazeau et tous les jeunes deviennent vite adeptes du ski et de la natation. Ginette se souvient des journées de ski où on amenait même le plus jeune qui descendait les pentes du mont Plante bien installé dans un sac dorsal accroché sur son dos. Les jeunes se démarquent très tôt et les médailles commencent à faire leur apparition sur le frigo de la cuisine. Pierre fera même partie de l’équipe nationale de ski alpin jusqu’à ce qu’une malencontreuse blessure le force à se retirer, malgré un talent certain.

Ginette partage son temps entre les cours de ski pour les enfants, au mont Plante, et l’initiation à la natation l’été, à l’Auberge Le Rouet, et à ce qu’on appelait la piscine Saint-Louis. Elle est stimulante et les jeunes l’adorent. On la retrouve également à quelques occasions en spectacle de nage synchronisée avec son amie Louise Huot, à l’occasion de l’ouverture saisonnière de l’Auberge Le Rouet.

Avec quelques autres femmes, dont Gilberte Laverdure, Pierrette Mathieu et Nicole Kretz, préoccupées comme elle du besoin de développement culturel au village, elle jette les bases de ce qui deviendra la future bibliothèque de Val-David.

Discrète et efficace, toujours prête à donner son coup de main, Ginette, La petite Canadienne, selon l’enseigne longtemps suspendue devant leur porte, aura à sa façon contribué au dynamisme qui a toujours caractérisé Val-David, toutes générations confondues.