Maison Actualité La CSL se retire de la Fédération des commissions scolaires du Québec

La CSL se retire de la Fédération des commissions scolaires du Québec

par Maryse Froment-Lebeau

 

Alors qu’en juin, la Commission scolaire des Navigateurs, à Lévis, quittait la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), puisqu’elle s’opposait « au statu quo en matière de gouvernance scolaire[i] », c’est maintenant au tour de la Commission scolaire des Laurentides (CSL) de poser le même geste.

« Nous en sommes venus à la conclusion que nous ne partageons pas la vision de la FCSQ […]. Nous sommes plutôt d’avis que ni le statu quo ni le contenu actuel du projet de loi ne répondent aux besoins des milieux et des élèves québécois et qu’il devient ainsi urgent d’agir[ii] », mentionnait madame Johanne Hogue, présidente de la CSL, dans un communiqué publié le 17 octobre. Il s’agit en l’occurrence du projet de loi 40 visant à réformer la gouvernance scolaire – Loi modifiant la Loi sur l’instruction publique relativement à l’organisation et à la gouvernance scolaires – et qui doit être étudié sous peu par le gouvernement Legault.

Johanne Hogue, présidente de la CSL
Comité de parents

 

Ce 31 octobre, les membres du conseil des commissaires, conjointement avec la direction générale et le comité de parents de la CSL, ont déposé un mémoire[iii] « au ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, faisant état de leur avis favorable quant à l’abolition des élections scolaires et à la modernisation de la Loi sur l’instruction publique[iv] ».

« Une nouvelle gouvernance éducative – et non politique – impliquant davantage les acteurs œuvrant directement auprès des élèves est l’objectif de ce mémoire, qui propose la bonification de divers articles du projet de loi no 40 Loi sur l’instruction publique relativement à l’organisation et à la gouvernance scolaires et aborde notamment quatre points : l’implication des parents, la représentativité sectorielle, les représentants de la communauté au conseil d’administration, et la composition du conseil d’établissement d’un centre de formation professionnelle[v]. » En résumé, la CSL est en faveur de ce projet de loi, entre autres en ce qui a trait à l’abolition des élections des commissaires, mais son mémoire propose des façons de bonifier certains articles. Par exemple, le projet de loi suggère que les représentants de la communauté possèdent certaines expertises; le mémoire propose quant à lui que l’on vise des compétences, ce qui serait moins restrictif et plus représentatif de la communauté. La représentativité sectorielle est aussi une clé : puisque le territoire couvert par la CSL est grand, l’objectif serait « qu’une école située dans un petit village soit aussi bien représentée qu’une école située dans une grande ville [car après] tout, les enjeux éducatifs sont les mêmes pour tous[vi] ».

 

 

 

 

 

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[i] lapresse.ca

[ii] cslaurentides.qc.ca

[iii] Ce mémoire se trouve dans sa version intégrale en ligne : https://www.cslaurentides.qc.ca/PDFS/Mémoire_de_la_CSL_Projet_de_loi_40.pdf

[iv] cslaurentides.qc.ca

[v] Ibid.

[vi] cslaurentides.qc.ca