
Myriam Valade
Louise Duhamel
Cuisinière et résidente de Val-David
Elle, c’est la petite fée de la boulangerie La Mie Richard. C’est comme ça que Richard, son patron, décrit Myriam Valade. Je n’en suis pas surprise. Myriam a été mon élève en cuisine. Une de ces élèves dont on garde un bon souvenir, qu’on se rappelle plus particulièrement parce que fiable, déterminée, attentive, perfectionniste, responsable, dédiée à son apprentissage. Bref, une élève qu’on voudrait engager!
Myriam aime beaucoup les sports et le plein air. Elle rêvait de poursuivre des études en éducation physique, mais elle a suivi un tout autre parcours. C’est à l’École hôtelière des Laurentides qu’elle a fait des études en cuisine d’établissement. Peut-être parce que son père est pâtissier à la boulangerie Boivin, ses parents l’ont encouragée dans cette voie. C’est peut-être ce qui explique que Myriam a aussi suivi des cours en pâtisserie et en boulangerie. Après trois années d’études, c’est bien outillée que Myriam, fière de ses trois diplômes, parfait ses techniques en pâtisserie française dans un établissement haut de gamme à Laval… Myriam est fin prête pour le marché du travail! C’est à la boulangerie le Breadshop de Morin-Heights que je l’ai retrouvée par hasard, toujours souriante, mettant ses connaissances en pratique pour confectionner des viennoiseries. Et aujourd’hui, c’est ici, à Val-David, qu’elle met son talent au service de la boulangerie La Mie Richard. Elle adore toujours son métier! De plus, elle a la chance de travailler dans les Laurentides, car la ville… très peu pour elle, alors que respirer l’air frais après une journée de travail, c’est sa récompense.
Myriam se déplace tous les jours de Mont-Tremblant à Val-David pour mettre la main à la pâte. C’est bien le cas de le dire, parce que sa première tâche de la journée, c’est justement la confection de la pâte à pizza que vous aimez tant, résidents de Val-David. Puis vient ensuite la préparation des muffins, des quiches, des pâtes à biscuits, des fonds de tartes, des choux ou des éclairs… Myriam se tanne-t-elle de tant d’apprêts sucrés? Heu… non, puisque dans ses temps libres elle confectionne des tartes pour sa famille et ses amis. De longues heures de travail, pensez-vous? Bah… pour elle, ça n’est que du plaisir!
Myriam aime par-dessus tout confectionner des mousses comme dans mousse au chocolat, mousse à la framboise, mousse au citron. C’est d’ailleurs elle qui, pour le journal, a conçu le « biscuit-se-dit » aux trois chocolats qui a fait fureur à un de nos dîners communautaires l’automne dernier. Et c’est aussi elle qui va créer le prochain, qui sera offert au mois de mai. Mon petit nez me dit qu’il sera tout en fraîcheur et que la boulangerie nous offrira peut-être, éventuellement, on l’espère… un gâteau au fromage car c’est, paraît-il, son dessert préféré. Et parce que son patron fait confiance à la créativité de Myriam, ce gâteau aura un goût de chocolat, d’Amaretto ou de fruit de la passion, qui sait? Miam, on a hâte!
Pâques approche et Myriam va bientôt s’atteler à la confection des chocolats. Ouf! Ça, c’est un gros boom de production. Ses journées devront être bien planifiées pour que les chocolats arrivent en même temps que Jeannot lapin. C’est que ce petit bout de femme aime bien relever des défis. Si elle n’a pas apprécié le « go-go-go » infernal des cuisines de restaurant, elle s’accommode à merveille du rythme moins intense d’une boulangerie-pâtisserie. À chacun son tempo!
Est-ce que j’ai mentionné que Myriam adore son métier? Si jamais vous l’apercevez du côté de l’atelier de production (c’est celle qui sourit tout le temps ou presque), faites-lui un petit coucou et faites-lui savoir votre appréciation. Les ouvrières de l’ombre méritent notre attention.
Le coffre gourmand de Myriam Valade
Un rêve : un jour, un jour… ouvrir sa propre pâtisserie-boulangerie-café.
Sa cuisine préférée : l’alsacienne, comme dans flammekueche (genre de tarte ou pizza aux lardons et crème fraîche). Accompagnée d’un Sylvaner d’Alsace, la flammekueche s’apprécie en toute saison.
Un objet : la spatule coudée, idéale pour glacer les gâteaux, lisser des glaçages au beurre ou des ganaches. Sa flexibilité facilite le mouvement et permet un meilleur contrôle pour un travail pâtissier bien fait.
Saveurs préférées : chocolat, framboise et lime.
Une expérience professionnelle : son stage à la boulangerie Laurent Pagès, où elle a eu la chance de préparer la gamme complète des pâtisseries et viennoiseries françaises, ce qui a satisfait son besoin de nouvelles connaissances.
Une recommandation aux jeunes intéressés par ce beau métier : ne pas avoir peur des échecs, foncer, développer une éthique de travail et toujours être en mode créatif, car la pâtisserie, c’est un art.




