Maison Communauté Retour à l’école il y a 45 ans…

Retour à l’école il y a 45 ans…

Retour à l’école il y a 45 ans…

Par Jocelyne Aird-Bélanger

En 1975, la fête du Travail sonne le retour à l’école. C’est au début de septembre qu’on prend le chemin de l’école Saint-Jean-Baptiste quand on est en 5e année. Si vous êtes nouvelle à cette école, tout est inconnu et tout est différent! On retrouve quelques amis qu’on connaissait déjà, une nouvelle enseignante bien expérimentée et tout un milieu à apprivoiser… Mais ça se passe partout ainsi, et c’est un peu comme l’an dernier malgré tout! Le directeur est sérieux et les élèves, bien excités…

Pascale étrenne sa 3e école : la commission scolaire a régionalisé son système en 1969-70 et bien des écoles ont été fermées dans de nombreux villages, comme ce fut le cas à Val-Morin, où elle avait fait sa maternelle et sa 1re année. Pour la 2e, la 3e et la 4e, ce fut à l’école La Sagesse, à Sainte-Agathe, qu’on l’envoya. Finalement, sa famille déménage à Val-David entre autres raisons parce que ce village unique avait su garder ses deux écoles. La voici donc aux portes de l’école Saint-Jean-Baptiste, qui a ouvert quelques années auparavant. Une école presque neuve avec de nouveaux copains! L’autobus jaune la ramène chez elle en moins de temps qu’avant et elle remonte la côte avec Marisol, son amie et voisine. Sa petite sœur, qui commence tout juste sa 1re année à l’école d’en bas, est déjà rendue à la maison…

Il restait seulement deux religieuses parmi les enseignants à ce moment-là à l’école Saint-Jean-Baptiste, sœur Denise et sœur Jeannette. Bien différent du temps, plus de 30 ans auparavant, où sa mère faisait son entrée, elle aussi à 10 ans, dans une nouvelle école (ou plutôt un couvent) où s’activait une volée de sœurs toutes habillées en noir avec une coiffe toute blanche, pointue au-dessus de la tête et effilée sous le menton. On était alors au début des années 1950 et un voile sombre couvrait toute la province. Les élèves, uniquement des filles, étaient tout de même très excitées de reprendre la route de l’école…

Peut-être est-ce là une des seules émotions que les écoliers de 1975 ou de 1950 pourraient partager avec les écoliers d’aujourd’hui, eux qui vivent la plus exceptionnelle des rentrées scolaires jamais expérimentées au Québec. Bonne chance, les amis, et une belle année de découvertes et d’expériences nouvelles et uniques!