
En août 2021, en pleine pandémie, j’ai eu cette rencontre très inspirante au Mouton Noir avec notre concitoyen Éric Lemieux, qui m’a expliqué sa passion de toujours pour le café.
Le sujet m’intéressait et, avec l’enthousiasme qu’on lui connaît, Éric m’a promptement initiée aux origines des cafés et à leurs différents goûts. Il m’a parlé longuement des nouvelles tendances et du processus délicat de la torréfaction. J’étais à l’écoute, mais pendant l’entrevue, je me suis aperçue qu’il y avait plusieurs aspects de son propos qui me rejoignaient particulièrement.
J’admirais son courage de vouloir changer de cap, car Éric préparait, en pleine pandémie, les plans d’une nouvelle entreprise qui serait la sienne une fois cette dure période traversée.
Le projet « café » amena une discussion sérieuse avec sa douce, Annie Riendeau. Il s’agissait de se mettre d’accord sur l’avenir du restaurant le Mouton Noir, rue de l’Église.
L’idée était de commencer par installer une machine à torréfaction professionnelle au Mouton Noir et explorer, expérimenter les différentes manières de produire un café d’exception. Tout en voulant conserver la vocation originale du bistrot, Éric a entrepris de trouver un local qui serait dédié à la production de son café. Les démarches furent faciles et encourageantes avec la ville de Sainte-Agathe-des-Monts, et il put bientôt s’installer au 1, rue Préfontaine.
Éric est une personne réfléchie. Il avait donc bien préparé son plan d’affaires. L’essentiel de sa stratégie reposait sur le principe de garder une production artisanale, tout en cherchant à créer des arômes uniques et originaux.
Dans le jargon des restaurateurs, le projet d’Éric était de faire un « café de spécialité », par opposition à un « café de commodité ».
« La seule façon d’évoluer avec un produit de consommation courante, c’est de proposer à la clientèle une expérience inédite, m’expliquait alors le nouveau torréfacteur; il faut amener les gens ailleurs… »
L’approche de la clientèle étant différente, celle-ci doit être attirée pour une expérience différente, et, pourquoi pas, découvrir de nouvelles saveurs dans un nouveau décor inspirant. Le lieu doit inviter à la détente, et à l’occasion, on pourra ajouter au plaisir gustatif celui d’écouter de la musique. Ou, comme bien souvent, s’assembler autour du torréfacteur et poser une myriade de questions…
C’est ainsi que le décor, chez Vox, s’inspire d’une tendance industrielle et rétro. Il résulte d’une collaboration multicréatrice entre amis et artistes : Philippe Malo, de L’Artisan du Faux, le Funky Art Cartel (Alexandra Lahaye, Maxim Dubé, Jessica Charlie) pour une grande part, et, naturellement, d’une production de café hors norme qui a inspiré tout le monde.
Par la suite, il s’agissait pour le torréfacteur de s’entourer d’une petite équipe fidèle et responsable. Amie de longue date, Stéphanie Gagné a été sa première recrue. Il faut dire que Stéphanie a travaillé au Mouton Noir pendant une décennie avant d’aller explorer le monde pendant 3 ans, en Nouvelle-Zélande, notamment. Son métier de barista (ou l’art de préparer des boissons originales avec le café expresso) et ses connaissances générales en la matière font de Stéphanie une collègue à même de maintenir très haut les standards de Vox, micro-torréfacteur et café.
Conclusion : Éric vit sa nouvelle aventure sans stress, toujours à la recherche du meilleur café au monde! Une expérience qui vaut le goût.
Vox, 1, rue Préfontaine, Sainte-Agathe-des-Monts
(Propos recueillis par Suzanne Lapointe pour la rédaction.)




