
Nicole Davidson
nicoledavidson743@gmail.com 819 325-0444
Au restaurant, un bon midi, m’attendait « la fille de la campagne qui se pensait citadine ». Elle aurait pu inspirer La Fontaine pour écrire sa fable du Rat de ville et du Rat des champs.
Marie-France Turgeon a fourni cette photo prise sur la ferme bio de l’un de ses fils, à Brownsburg-Chatham; elle y est bénévole depuis maintenant 5 ans. Je crois que le cliché fera bien rire ses anciens collègues du journal Le Devoir, où elle a travaillé de nombreuses années en tant que directrice de production. Sa formation universitaire en communication transparaît dans sa façon d’aborder les sujets, dans la finesse de ses propos et la profondeur de ses réflexions. Sous un calme apparent, c’est une femme énergique qui désire préserver sa ferveur pour s’engager et s’indigner, si besoin est!
Comme dans les cas de mes précédents interlocuteurs, c’est en louant des chalets ou des maisons qu’elle a fait connaissance avec notre village avant de décider de s’y établir. À Montréal, elle se consacrait entièrement à son travail trépidant et exigeant. Elle fréquentait les théâtres, les salles de concert, les bons restaurants. Ses petits-fils jumeaux grandissaient presque sous son toit. Mais, il y avait un « mais » : elle avait besoin de calme, de nature et de plein air pour se ressourcer, réfléchir et méditer.
Val-David est devenu le terreau propice à cette inconditionnelle de la protection de l’environnement. Elle a fait sienne la devise de Val-David : Culture et Nature.
Ce n’est pas un hasard si son mari et elle ont célébré leur 35e anniversaire de mariage le Jour de la terre, puisque ce doit faire longtemps qu’ils sont fidèles à leurs valeurs. Ils ont donc décidé de se lancer dans l’autoconstruction d’une maison dans les Boisés Champêtres, il y a deux ans, maison intergénérationnelle où vivent maintenant l’un de leurs trois enfants adultes et sa conjointe.
Au début, elle éprouvait une certaine crainte de voir pointer l’ennui, ce qui s’est avéré non fondé. Elle déplore le fait de devoir souvent prendre l’auto, mais, comme elle le dit si bien, force est de constater que les terrains au cœur du village ne pleuvent pas et sont hors de prix. C’est une marcheuse. Elle laisse la voiture en arrivant au village et marche pour tout ce qu’elle a à parcourir pour les besoins de la semaine.
Femme impliquée, elle siège sur le conseil d’administration de la Butte à Mathieu, elle est membre de Mères au front Laurentides et participe activement à ce que l’environnement devienne une priorité municipale.
Marie-France est un bon exemple d’implication citoyenne. Merci d’avoir participé à cette chronique.




