Maison Actualité Humeurs musicales: Myriam Gendron, entre mer et rivière

Humeurs musicales: Myriam Gendron, entre mer et rivière

Gilles Chaumel, Animateur radio à CKRL 89,1 Québec, historien et mélomane

J’ai connu Myriam Gendron il y a 10 ans par un ami qui m’a fait entendre son très beau Not So Deep Well, qui mettait en valeur l’œuvre de la poète et scénariste engagée Dorothy Parker. Juste voix et guitare dans un style très folk, question de mettre en valeur les mots. Elle a remis cela en 2022 avec le magistral Ma délire, Songs of love, lost & found, qui a connu un succès critique international. Elle y reprenait, retravaillait, se réappropriait de vieux folk songs.

Et là, voici Mayday, comme un appel au secours face à ce monde qui se déglingue. Si l’inspiration respire encore les vieux folk songs (ce « fingerpicking » envoûtant à la guitare acoustique), elle est soutenue cette fois par des musiciens associés à l’avant-garde : le batteur Jim White (Dirty Three) et la guitariste Marisa Anderson, le contrebassiste Cédric Dind-Lavoie, le noise-expert Bill Nace (Yoko Ono, Thurston Moore) et la saxophoniste free Zoh Amba qui y va d’un solo fracassant sur le dernier titre de l’album : « berceuse ». Parce que bercer son enfant en ces temps troubles n’a rien de rassurant.

Pour en savoir plus, on se retrouve sur la page de l’artiste de la plateforme web Bandcamp.