
Jocelyne Aird-Bélanger, Résidente de Val-David
Il y a maintenant plus de 51 ans que des citoyens donnent temps et énergie pour réaliser un journal destiné à informer notre communauté. Cinq décennies qui auront permis d’acquérir beaucoup d’expérience afin de créer ce journal communautaire devenu indispensable à la qualité de vie et à l’esprit de notre milieu. Le journal a élargi sa mission au cours des dernières années et vise maintenant à réunir, informer et représenter le cœur laurentien, c’est-à-dire la région qui entoure Val-David et avec qui il partage beaucoup de situations et de champs d’intérêt culturels, sportifs et sociaux.
Certains parmi nous, familiers du milieu journalistique, connaissent la quantité de travail nécessaire à un bon nombre d’équipes pour réaliser un journal quotidien ou même mensuel comme le Ski-se-Dit. Pour d’autres, c’est encore un mystère sinon un miracle! Tout un voyage au pays des mots et des images s’impose avant que le produit fini se retrouve entre les mains d’un lecteur ou d’une lectrice en format papier ou sur une tablette numérique.
Comme dans un sport de haut niveau, de nombreux joueurs sont requis pour produire notre journal d’un mois à l’autre. Occupant chacun un rôle bien défini, se retrouvent dans ce but l’éditeur, la rédactrice, reviseure et webmestre, environ 30 chroniqueurs bénévoles, la graphiste, la conseillère aux ventes, le chargé des finances et le Conseil d’administration.
CALENDRIER DE PRODUCTION
À l’instance des sports d’équipe, un calendrier de production est rigoureusement suivi chaque mois pour arriver à bon port avec succès.
Tombée éditoriale :
Maryse, la rédactrice en chef, envoie un message à la trentaine de chroniqueurs pour leur rappeler de remettre leurs textes à la date de tombée, généralement le troisième lundi du mois. Il arrive aussi qu’elle rédige elle-même certains articles à l’occasion.
La semaine de la date de tombée, elle devrait avoir reçu tous les textes, qu’elle révise au complet, et elle vérifie les photos qui les accompagnent. Elle s’assure que les titres correspondent bien aux textes soumis, les modifie si nécessaire et monte un dossier pour chaque article.
Puis, elle rédige le bloc technique mensuel et revoit les activités des municipalités environnantes et celles de la MRC avant de choisir les plus pertinentes pour la chronique sur les Activités municipales et de faire une sélection des communiqués intéressants parmi le grand nombre reçu chaque mois.
Les dossiers numérotés et complétés sont alors envoyés à la fin de la semaine à l’infographe, à qui on fait suivre toutes les publicités qui arrivent toujours à la dernière minute, car les annonces d’automobiles, par exemple, doivent être conformes à ce que les compagnies mères décident.
La rédactrice est aussi webmestre et met en ligne des articles au fil des semaines. À tout moment, des textes, des communiqués et des publicités arrivent sans cesse au journal. Le travail se poursuit toujours!
Création de la maquette :
Nathalie Daviault, l’infographe, monte tout ce matériel dans les 28 pages du journal. Articles et photos, publicités et autres éléments s’organisent alors dans un tout dynamique d’une page à l’autre. En une semaine, elle crée aussi des titres et des présentations intéressantes pour les lecteurs.
Le lundi suivant, elle présente sa maquette à la rédactrice, qui révise 100 fois plutôt qu’une, à la virgule près. Maryse fait de nombreuses relectures et corrections d’épreuves, revoit les bas de vignettes, recherche des coquilles avant de retourner, enfin, le tout à Nathalie, qui fait les corrections et ajustements nécessaires.
À 13 heures le mercredi, Nathalie expédie le tout par internet à l’imprimerie Hebdo Litho à Montréal. Livraison, le lendemain matin! Entre-temps, Maryse prépare l’infolettre mensuelle et met en ligne la version web du journal en format PDF. L’infolettre est envoyée la veille de la sortie papier aux quelque 1000 abonnés numériques de journal avec le texte que l’éditeur a composé pour cet envoi. L’inscription sur le site du web du journal est gratuite pour recevoir cette infolettre.
Distribution :
Isabelle Monette, qui est responsable de la publicité au journal, s’occupe aussi de la distribution des exemplaires tout frais sortis de l’imprimerie dès le jeudi. On peut se demander d’où viennent les nombreuses annonces qui permettent à notre journal d’être offert gratuitement et de survivre financièrement. Très efficace, la représentante à la publicité réussit à rejoindre de nombreux commerces et entreprises de notre communauté qui s’annoncent aussi bien dans la version papier que numérique et bénéficient d’une exposition prolongée grâce aux archives qui se retrouvent facilement sur le site web du journal, www.ski-se-dit.info, et sur le site de Bibliothèque et Archives nationale du Québec : https://www.banq.qc.ca
RÔLE DE CHACUN
L’ÉDITEUR : Michel-Pierre Sarrazin (depuis plus de 20 ans)
Le rôle de l’éditeur, dans un journal communautaire comme le nôtre, est un peu celui du capitaine d’un navire, au milieu de l’océan des médias. Durant cette navigation au long cours (51 ans pour le vaisseau Ski-se-Dit), le rôle du capitaine a toujours été de corriger le parcours et de fournir à la pilote qui tient la barre les données nécessaires à la navigation par tous les temps. L’éditeur s’assure que la navigation suit son cours, tout comme il encourage son équipage à donner le meilleur de lui-même (chroniqueur.es, réviseure linguistique, infographiste, représentante commerciale, comptable, webmestre, imprimeur et autres matelots) essentiellement dans une langue française où le verbe triomphe des clichés et de l’insignifiance du propos. À bord du journal, on reste ouvert au dialogue et à la tolérance, tout en gardant comme horizon la perspective historique dans ce combat rapproché qu’est toujours l’actualité.
LA RÉDACTRICE EN CHEF ET RÉVISEURE : Maryse Froment-Lebeau
Maryse fait la révision des textes du journal depuis 9 ans. Rédactrice en chef depuis 4 ans, elle est responsable de la conception du journal en collaboration continue avec l’éditeur, Michel-Pierre Sarrazin, qui connaît ce travail à fond pour l’avoir accompli seul pendant des années. Maryse détient un Bac en linguistique – profil rédaction et révision de textes de l’UQAM et un DESS en traduction – anglais/français de l’Université de Montréal.
LES CHRONIQUEURS
Ils sont une trentaine de bénévoles à proposer, plus ou moins régulièrement, les textes qui se retrouvent page après page dans le journal, certains récemment, d’autres depuis de nombreuses années. Ils traitent de l’environnement, de la culture, de l’histoire, des familles ou encore des personnes qui font une différence par leurs gestes et leurs actions.
L’INFOGRAPHE : Nathalie Daviault
Elle est responsable de la conception visuelle du journal Ski-se-Dit depuis 2004. Une fois les textes et les photos bien revus et corrigés, ils sont tous envoyés dossier par dossier à l’infographe, qui a pour tâche de monter la maquette du journal, en alternant avec ce matériel les articles, les photos et les publicités de manière à mettre en valeur chacune des chroniques et à rendre la lecture du journal aisée et agréable à l’œil. Elle est fière de mettre notre journal en page chaque mois et de faire briller autant les collaborateurs que les annonceurs.
LA CONSEILLÈRE AUX VENTES : Isabelle Monette
La responsable de la publicité, lsabelle Monette, réussit des merveilles en rejoignant des commerçants et entreprises locales depuis quelques années. Son travail continu et efficace dans notre communauté permet d’assurer l’impression du journal et assure, du même coup, sa continuité. C’est également elle qui distribue le journal papier dans tous les points de distribution (épiceries, pharmacies du coin, etc.).
LE RESPONSABLE DES FINANCES : François Hamel
Responsable des comptes depuis 7 ans, il fait la tenue de livres et bien d’autres choses au journal.
LE CONSEIL D’ADMINISTRATION
Suzanne Lapointe, présidente du journal depuis une douzaine d’années, souligne que le rôle principal du C. A. est d’assurer la pérennité du journal. Sa priorité est de l’aider à croître et à prospérer afin qu’il développe tout son potentiel. Le C. A., les bénévoles qui le composent et toute l’équipe du journal sont convaincus que l’information publique n’est pas un luxe, mais une nécessité. C’est exactement dans le but d’assurer ce service pour les citoyens de Val-David et de ses environs que le C. A. de notre journal s’est maintenu depuis un demi-siècle. Le Ski-se-Dit est un OSBL (organisme sans but lucratif) et fait partie de l’AMECQ (Association des médias écrits communautaires du Québec).




