
Afin d’aider les nouveaux élèves, Ski-se-Dit publie, en collaboration avec le Centre collégial de Mont-Tremblant, une chronique régulière d’information générale. Ce mois-ci, pleins feux sur les études à l’international.
Pierre-Hugues Boucher, Conseiller à la mobilité
Vous savez probablement que notre région est très prisée par les Européens. Après le ski, la pêche, la motoneige, la randonnée, c’est maintenant pour les études que la région s’ouvre à l’international.
En effet, depuis cette année, le Centre collégial de Mont-Tremblant ouvre ses portes à des étudiantes françaises provenant de l’Université Grenoble-Alpes (UGA). Ces étudiantes viennent poursuivre leur parcours de formation par une année complète dans le programme de Sciences humaines. Grâce à cette collaboration inédite et unique au Québec, le CCMT se distingue des autres collèges qui offrent généralement des mobilités de groupe à leurs étudiants en Sciences humaines.
Or, vu le nombre restreint d’étudiants, il nous a fallu être créatifs pour offrir cette mobilité et la concrétiser. Nous faisons ainsi le pari que de s’ouvrir ainsi à l’international ne peut être que bénéfique pour nos étudiants et notre communauté. Ce n’est effectivement pas tout le monde qui peut se permettre de prendre l’avion et de voyager ou de s’installer en France. De par leur présence au CCMT, les deux étudiantes de Grenoble apporteront un regard différent sur les disciplines de sciences sociales, mais également une énergie nouvelle au centre collégial.
Il faut dire que les mobilités étudiantes en France sont beaucoup plus fréquentes et ancrées dans les programmes de formation. Seulement dans le Parcours Sciences humaines appliquées (SHA) de l’UGA, environ 80 % des personnes étudiantes finissantes partent faire leur dernière année de formation à l’international. À titre comparatif, rares sont les programmes d’études supérieures au Québec qui peuvent se vanter que 50 % de leurs étudiants réalisent une mobilité internationale.
Ce n’est peut-être pas demain la veille que les personnes étudiant au postsecondaire au Québec rattraperont leurs homologues européens sur la mobilité internationale, mais nous croyons qu’à force de côtoyer des étudiants internationaux, nos étudiants locaux seront davantage portés sur l’international. Nous enverrons d’ailleurs notre première étudiante réaliser une mobilité de session dans cette même université au pied des Alpes cet hiver. Espérant que ce soit le début d’une longue aventure!
Rappelons qu’outre les compétences scolaires propres aux programmes de formation, réaliser une mobilité internationale contribue à développer des compétences transversales très recherchées par les employeurs mais également riches sur le plan personnel. Parmi les compétences qui ressortent le plus souvent, il y a l’ouverture d’esprit, l’adaptation au changement, le sens des relations interpersonnelles, le sens des responsabilités et la confiance en soi.
Parlez-en aux jeunes autour de vous!




