
Étienne Boivin
Résident de Val-David et avide cinéphile
L’année cinématographique 2025 nous a proposé plusieurs films très forts, même si je ne crois pas que ce soit jusqu’à maintenant la meilleure année de la décennie au cinéma, je suis personnellement d’avis que cet honneur revient pour l’instant à 2024.
Malheureusement, l’assistance en salle ne se remet toujours pas complètement de la pandémie, les niveaux d’assistance que l’on a connus entre 2015 et 2019 demeurent toujours inatteignables depuis la réouverture des salles en 2021.
De plus, la Chine s’impose de plus en plus comme un gros joueur sur la scène mondiale, rivalisant avec succès avec les blockbusters d’Hollywood. Le film le plus lucratif de 2025 est le film chinois Ne Zha 2 avec plus de 2 milliards $ US en revenus, très loin devant le film no 2, soit Lilo & Stich, qui a fait 50% de ce montant, avec un peu plus de 1 milliard. L’âge d’or des superhéros semble maintenant terminé, alors que seulement 2 films du genre se retrouvent dans le top 10, soit Superman et Fantastic 4, respectivement en 8e et 10e places.
Il est toujours hasardeux de faire un palmarès de mes films préférés de l’année, je change d’avis là-dessus pratiquement chaque jour, selon mon humeur ou parfois aussi lorsque j’ai la chance de revoir un film. Voici tout de même plusieurs films qui ont retenu mon attention.
Je noterai de la part d’Hollywood les films suivants: The Long Walk de Francis Lawrence, un film dur mais qui tombait à point avec son allégorie portant sur la vie sous le capitalisme sauvage. À l’opposé, The Life of Chuck, de Mike Flannagan, est une magnifique célébration du mystère de la vie, un film qui fait du bien en des temps difficiles. Et One Battle After Another, de Paul Thomas Anderson, est probablement la réalisation la plus impressionnante de l’année.
Pour ce qui est des productions indépendantes américaines, j’ai été profondément touché par Sorry, Baby d’Eva Victor sur la banalité des agressions et le courage nécessaire pour s’en relever. La partie de balle molle dans un village du Connecticut racontée dans Eephus est aussi un petit bijou à découvrir.
Le cinéma international nous a donné The Ballad of Wallis Island (Angleterre), La jeune fille à l’aiguille (Danemark) et On ira (France), entre autres. Au cinéma québécois, j’ai trouvé l’année un peu tranquille. Mais je note quand même Deux Femmes en or et Habiter la maison, que j’ai bien appréciés. Menteuse était très amusant également. Il y a beaucoup de talent dans notre industrie, ils font beaucoup avec peu de moyens.
À l’horizon en 2026, un duel de titans entre The Odyssey, de Christopher Nolan, et le chapitre final de la trilogie Dune, de Denis Villeneuve. J’attendrai aussi avec impatience le Werwulf de Robert Eggers, qui continue de mettre en image les contes d’épouvante folkloriques. Après les sorcières (The VVitch), les légendes maritimes (The Lighthouse) et les vampires (Nosferatu), ce seront les loups-garous qui hanteront nos écrans en 2026.
En décembre, je surveillerai la sortie de Wake Up Dead Man, le nouveau mystère de la série Knives Out de Ryan Johnson avec Daniel Craig. Le cinéma québécois nous proposera Les Furies, une espèce de version toute féminine des Boys, avec plusieurs actrices menées par Anne-Élisabeth Bossé.
Bon décembre, joyeuses fêtes, et bon cinéma.




