
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Transport adapté et collectif des Laurentides (TACL) exprime sa profonde préoccupation à la suite des compressions annoncées par le gouvernement du Québec au Programme d’aide au développement du transport collectif (PADTC). Ces changements, annoncés tardivement et appliqués de façon rétroactive, compromettent la capacité de l’organisme à maintenir l’offre de services actuelle dans les MRC des Laurentides et des Pays-d’en-Haut.
Alors que les budgets avaient été planifiés selon les paramètres précédents, la nouvelle mouture du programme entraîne un manque à gagner estimé à 750 000$ pour 2025-2027. Les dépenses engagées en 2025 ont été faites conformément aux règles en vigueur à ce moment. La révision des modalités après la fin de l’année financière place les organismes de transport collectif régional dans une situation financière difficilement soutenable.
«Les organismes de transport collectif ne se retrouvent pas en déficit par choix ou par mauvaise gestion, mais parce que les règles ont changé en cours de route», souligne Steve Perreault, président du CA du TACL.
Aucune marge de manœuvre en région
Contrairement aux grandes sociétés de transport, les organismes régionaux disposent de marges de manœuvre très limitées. Le manque à gagner force des choix difficiles: réduire les services aux usagers ou accroître de façon significative la contribution des municipalités, déjà fortement sollicitées.
Cette situation survient alors que la demande en transport collectif est en croissance dans les Laurentides. Le vieillissement de la population, l’accès à l’emploi et à l’éducation, la mobilité des personnes vulnérables et les objectifs de transition écologique exigent au contraire une offre de transport fiable et adaptée aux réalités territoriales.
«Réduire l’offre de transport collectif en région crée un cercle vicieux: moins de services entraînent moins d’achalandage et, à terme, une diminution des enveloppes de financement. Ce sont ultimement les citoyens, en particulier les plus vulnérables, qui risquent d’en subir les conséquences», ajoute Marie-Claude Beaudet, directrice générale du TACL.
Un recul après des avancées importantes
Le programme 2022-2024 avait permis de consolider et de développer les réseaux de transport collectif en région. Le nouveau cadre financier remet toutefois en question ces acquis. À cela s’ajoute la révision récente du Programme de transport adapté (PSTA), qui entraîne des diminutions de financement importantes pour une clientèle en situation de vulnérabilité.
Un appel à la responsabilité gouvernementale
Le TACL joint sa voix à celle des MRC des Laurentides et des Pays-d’en-Haut, ainsi qu’à celle de l’UTACQ et du milieu municipal, pour demander au gouvernement du Québec:
- d’appliquer les modalités de l’ancien programme pour le volet régional, minimalement pour 2025;
- d’assurer une transition budgétaire responsable et prévisible;
- d’ouvrir un dialogue afin de mettre en place des mécanismes de financement durables et réellement adaptés aux réalités territoriales et démographiques des régions.
Le transport collectif régional est un service essentiel. Son financement doit être stable, prévisible et adapté aux réalités des territoires qu’il dessert.
Source
Marie-Claude Beaudet, Directrice générale
Transport adapté et collectif des Laurentides
819-774-0467, poste 222, mcbeaudet@transportlaurentides.ca




