
François Gohier
Résident de Sainte-Agathe-des-Monts
À la gare de Sainte-Adèle, un ver d’oreille m’habitait durant la présentation des nouveaux circuits de vélo de gravelle de la Société de plein air des Pays-d’en-Haut (SOPAIR). Il me semble qu’une trame sonore du Boléro de Ravel en filigrane des allocutions eût été du meilleur effet…
C’est que j’ai visité la maison de l’illustre compositeur Maurice Ravel durant le mois de mai à Montfort l’Amaury, au sud de Paris. De cause à effet… En fait, j’y allais pour rendre hommage à mon idole de toujours, Charles Aznavour, dont le caveau familial se trouve au cimetière de cette commune. Deux compositeurs immenses… Pouvoir ainsi se rapprocher de ces deux monuments au cours d’une même visite, quelle félicité!
Le vélo de gravelle en progression
La SOPAIR récidive cette année avec une proposition de circuits d’intérêt dans les Laurentides pour les amateurs de vélo de gravelle. Leur concept des Routes blanches en ski de fond est appliqué ici à la discipline de ce sport en croissance.
L’organisation de plein air basée à la MRC des Pays-d’en-Haut, dirigée par la dynamique Marie-France Lajeunesse, excelle à fédérer les organismes du milieu pour produire des «prêts-à-partir» (site Internet, cartes détaillées des parcours…). Sur gravellelaurentides.com, les sportifs peuvent effectivement planifier aisément des sorties pouvant aller de quelques heures à plusieurs jours sur la route.
En compagnie de mon complice de toujours, Harold Auchu, j’entreprends l’essai du parcours suggéré par le site comme étant l’étape initiale: le P’tit Narval. Un circuit relativement court de 32 km avec près de 400 m de dénivelé cumulatif.
Harold étant équipé d’un vélo hybride pour l’occasion (pneus de taille moyenne), nous allions en exploration, suivant aveuglément la direction préréglée dans nos Garmin. Pour ma part, j’utilise un vélo de gravelle acquis récemment, un tout carbone chaussé de pneus assez larges, forcément plus lourd qu’un vélo de route conventionnel.
Le premier tronçon de Morin-Heights vers Montfort se fait sur le Corridor aérobique, un parcours très familier pour nous qui l’empruntons été comme hiver, en vélo et en skis de fond. La surface est une gravelle assez fine et confortable à rouler. Au bout de cette section Corridor sans histoire, un pont cadenassé pour réparations nous fait bifurquer sur la route asphaltée en direction du lac Notre-Dame, un peu plus à l’ouest.
Le tour du lac est pas mal plus rock’n’roll! La grosseur des gravillons fait regretter à Harold son choix d’un vélo hybride! Mon gravel bike fait l’affaire. Le chemin longeant le lac Notre-Dame est une suite ininterrompue de «casse-pattes», ces montées et descentes courtes mais pentues. Un beau coin que ce lac niché et moyennement développé. Avis aux gens cherchant des bords de lacs…
Le retour vers Morin-Heights se fait par le chemin Jackson, partiellement asphalté, et passant aux abords du centre de ski Viking. Une ultime connexion par la route 329 et c’est le retour par le Corridor au magnifique parc Basler, lieu du lunch bien mérité.
Le plaisir des parcours de vélo de gravelle est de sortir des sentiers battus, de voir des coins de pays moins accessibles. Mon prochain périple sera d’ailleurs la P’tite Ourse, une enfilade de chemins peu explorés comme le 2e Rang entre Sainte-Lucie et Val-David.
Bravo à la SOPAIR et merci aux nombreux partenaires et commanditaires, dont la MRC des Pays-d’en-Haut, les municipalités concernées, Desjardins et La Cordée, pour la réalisation de ces parcours.




