
Michel-Pierre Sarrazin
Éditeur
Durant le temps des Fêtes, il est vrai que «prendre un p’tit coup, c’est agréable». Mais, prendre un café avec le maire début décembre peut être aussi un moment assez remarquable. Quand on voit la job qu’il y a à faire, on ne peut que se souhaiter bonne chance, car après tout, le maire et son conseil travaillent pour nous. Pour la paix sociale, pour maintenir opérationnelle à l’année notre zone de confort villageois.
En ce début de mandat accordé par une majorité de citoyens de Val-David à Jean-Claude Rocheleau, nous avons voulu passer quelques minutes avec lui et avec son agenda. Question de savoir où on en est avec nos perspectives d’avenir, en décembre 2025.
Naturellement, comme tous les nouveaux maires qui entrent en fonction, il faut compter plusieurs semaines pour permettre à celui-ci et aux conseillers qui l’entourent de prendre la mesure de la situation. Pour être capables d’enligner les engagements électoraux avec la réalité des faits et des chiffres. Une municipalité comme Val-David, c’est peut-être un petit village, mais ça reste une machine administrative de 15 millions de dollars par année.
«La première chose à faire est de regarder de près le budget déjà préparé par l’administration précédente, explique M. Rocheleau. Nous avons jusqu’à la fin janvier 2026 pour analyser les dépenses prévues et ajuster celles-ci à nos priorités. Je ne vous cacherai pas que cette année, la marge de manœuvre sera pratiquement nulle: cent pour cent des revenus de taxes foncières sont déjà engagés pour maintenir les services existants aux citoyens. Et faute de développement industriel ou commercial de grande envergure sur notre territoire, notre seule source de financement provient de la taxe foncière. Même si les priorités de ce budget actuel ne correspondent pas toujours avec notre vision des choses, il nous faut en respecter les principaux engagements. Mais ce qui est clair, c’est que nous allons devoir trouver d’autres sources de financement si nous voulons développer le village. Un agent de développement économique devra travailler à temps plein et ouvertement avec les entreprises du village, de la 117 et avec le conseil pour trouver de nouveaux revenus, à partir de notre plan d’action.»
Le plan d’action, selon le maire Rocheleau, c’est ce qui a été prévu de réaliser durant la campagne: garder le cœur du village accueillant, l’embellir autant que possible, prendre soin des biens publics et du patrimoine immobilier et culturel, tout en rajeunissant les infrastructures; améliorer l’accueil touristique par une série de mesures, notamment en aidant les gens d’affaires et les organismes culturels à atteindre leurs propres objectifs; maintenir un dialogue serré entre la population et l’administration municipale (notamment avec des rencontres publiques régulières, «un café avec le maire» au village, à compter de janvier 2026).
Les dossiers prioritaires dans ce plan d’action sont La Sapinière et l’école, c’est entendu. Le maire a l’intention de présenter l’évolution de ces dossiers aux assemblées publiques du conseil. «La population n’est pas informée, actuellement, des enjeux véritables de cette saga. On va transmettre cette information et faire connaître les solutions, en montrant comment on peut transformer ce marécage juridique en prospectives positives de développement villageois.»
Au cours des années passées, M. Rocheleau, du fait de sa formation professionnelle[1] et avec son enthousiasme personnel pour les affaires publiques, a étudié de près l’environnement municipal de notre village, avec constance et sérieux, comme on l’a vu régulièrement aux assemblées publiques du conseil. Aujourd’hui, il a le mandat de changer les choses. Il dit vouloir que les employés municipaux, les citoyens, les visiteurs ressentent de la fierté à vivre et à être accueillis dans ce village. Souhaitons-nous qu’il réussisse, et pensons durant les Fêtes à prendre un p’tit coup à sa santé. Car nous méritons bien un peu de paix sociale et de joie collective, avec une administration municipale unie derrière son maire.
[1] CV de J.-C. Rocheleau en un clin d’œil : Études supérieures en relations industrielles • 35 ans dans l’industrie de l’énergie • Négociateur au sein de l’exécutif national du Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier • Directeur général de l’Alliance québécoise des techniciens de l’image et du son (AQTIS) • Restructuration complète de l’organisation, des finances, des relations de travail, des services aux membres, de la gestion des avantages sociaux et un programme d’assurance collective desservant quelques milliers de pigistes • Membre de nombreux conseils d’administration dans l’industrie de la culture, comme le Bureau du cinéma et de la télévision du Québec, l’Institut national de l’image et du son • Bénévole actif au sein du CISSSL • Membre de la Table de concertation régionale des Laurentides (TCRAL) • Marié à Sylvie Turcot, père de deux filles et grand-père de quatre petits-enfants • Toujours impliqué dans la vie de la communauté, il a été professeur de karaté pendant dix ans et a obtenu sa ceinture noire deuxième Dan. Fervent de plein air, le golf • Le vélo, la planche à neige, le ski de fond et la raquette font partie de sa vie.




