
Mathieu Côté et Audrey-Anne Parent
Courtiers immobiliers résidentiels
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Chaque année, la question revient: est-ce que c’est le bon moment pour acheter? Depuis la pandémie, les cycles ont un peu changé, les habitudes aussi. Mais une chose demeure étonnamment constante: le printemps reste la période où le marché immobilier s’anime le plus.
De mars à juin, on observe traditionnellement le plus grand nombre de transactions. Pourquoi? Parce que le printemps, c’est la saison des projets. La lumière revient, les journées s’allongent, la nature se réveille. Après l’hiver, période souvent plus introspective, plusieurs acheteurs sentent monter l’élan d’agir. On se projette dans l’été, dans les barbecues, dans le jardin, dans les enfants qui jouent dehors. Acheter au printemps, c’est souvent vouloir habiter sa nouvelle propriété à temps pour profiter pleinement de la belle saison.
Mais au-delà de l’énergie et du symbole, il y a des raisons très concrètes qui font du printemps une période stratégique pour acheter, particulièrement ici, dans les Laurentides.
Lorsque la neige fond et que le sol dégèle, la maison révèle son vrai visage. L’eau, qu’on le veuille ou non, demeure le plus grand ennemi d’un bâtiment. C’est au moment de la fonte que l’on peut observer comment l’eau circule sur le terrain: suit-elle une pente naturelle? S’accumule-t-elle près des fondations? S’infiltre-t-elle au sous-sol ou dans un vide sanitaire? On peut aussi mieux détecter d’éventuelles problématiques liées à la toiture, aux gouttières ou au drainage.
Certaines traces d’humidité, des débuts de moisissure ou des signes de pourriture apparaissent davantage lorsque les températures oscillent autour de zéro. Ce sont des indices parfois invisibles en plein hiver, lorsque tout est gelé, ou en été, quand tout est sec. Acheter au printemps permet donc une lecture plus complète et plus honnête de l’état réel d’une propriété.
Autre avantage: l’inventaire. C’est généralement à ce moment que le plus grand nombre de propriétés arrive sur le marché. Pour un acheteur, cela signifie davantage de choix, plus de comparables et une meilleure capacité à trouver une maison qui correspond réellement à ses critères.
Il faut toutefois garder en tête que cette effervescence attire aussi davantage d’acheteurs. Sur certaines propriétés bien situées, particulièrement dans les fourchettes de prix plus accessibles, on peut encore voir des situations de surenchère. Tout dépendra du secteur, du prix demandé et des caractéristiques de la maison.
Alors, est-ce le «meilleur» moment pour acheter? Il n’y a pas de réponse universelle. Mais le printemps offre une combinaison intéressante: élan naturel vers le changement, abondance dans l’inventaire et conditions idéales pour évaluer l’état d’une propriété en toute conscience.
Finalement, le bon moment, c’est celui où votre projet est mûr. Et pour plusieurs, ce moment coïncide avec le réveil du printemps!




