Maison Actualité In memoriam: André Davidson

In memoriam: André Davidson

par Ski-se-Dit

André le poète a été emporté par une pneumonie fulgurante le 26 octobre dernier. Nous qui avons connu son insatiable soif d’écrire savons qu’à travers ses poèmes il restera parmi nous.

Il est aussi présent dans les archives du journal Ski-se-Dit, auquel il a donné de beaux textes pendant plus de quinze ans.

Sur la photo des enfants à l’église, c’est lui, le petit garçon qui penche la tête au premier rang. Il avait déjà ce sourire des gens qui aiment les gens.

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Nicole, sa soeur bien-aimée, nous écrit: « André était un petit garçon brillant, impulsif, sensible, grouillant, charmeur et intrépide! »

Hélas! Durant ses études au séminaire de Sainte-Thérèse, il a rencontré un adulte qui l’a initié à la drogue. En a résulté un dérèglement schizophrénique qui détruira sa vie. Des années d’errance, d’hospitalisation, de mieux-être et de mal-être ont suivi!

Malgré ce malheur, André vivait des périodes de dépression toujours de courte durée, car il avait un moral à rendre jaloux les plus chialeux de la terre. Il a eu deux enfants, Chouka et Paul, de deux unions différentes. Et toujours, la poésie et le dessin ont tenu la place la plus importante dans sa vie. Les recueils Joie d’eau (1976), La conscience articulée(1992), À l’épaule d’un rêve(1993), Quatre sabots de pierre sur le tambour de la terre (sans date), La rivière du Nord, en collaboration avec le graveur Marcel Carrier (2007) ne sont qu’un pâle aperçu de son inlassable production.

Reconnu par ses pairs pour son talent indéniable et sa personnalité attachante et extravertie, il a connu un certain succès dans son milieu. Les dernières années de sa vie n’ont pas été faciles, mais il collaborait avec l’organisme l’Envolée. Très handicapé par ses jambes qui ne lui permettaient presque plus de marcher, la respiration toujours laborieuse, il continuait d’écrire.

Voici un autre témoignage du pianiste et peintre Louis-Philippe Pelletier: «J’ai appris par Guy (son frère) la mort d’André. Je n’ai que de bons souvenirs de cet ami d’enfance, si plein de vitalité, d’imagination, de sensibilité. Il était un vrai poète. La vie l’a mené dans des chemins parfois mal balisés. C’était son difficile destin, mais il aura été et restera, pour moi et pour bien d’autres, une figure attachante d’un Val-David maintenant disparu.»

Un hommage sera rendu à André le samedi 1er décembre entre 17h et 19h au Lézarts Loco. Ceux et celles qui l’ont connu ainsi que ceux et celles qui aimeraient connaître ce poète méconnu sont invités à venir écouter des lectures de ses œuvres.

Le journal Ski-se-Dit publiera dans son édition du 6 décembre un nouvel hommage à l’homme et au poète.