Maison Communauté Un sport… de l’esprit!

Un sport… de l’esprit!

L’intérêt pour l’ornithologie (l’étude et l’observation des oiseaux) m’est venu par la bande il y a longtemps alors que je consultais un manuel traitant… de la gestion du temps! Quel est le lien me direz-vous…

La plupart des livres sur la gestion du temps parlent surtout de l’aspect quantitatif du temps : la nécessité de définir clairement ses objectifs et de bien prioriser ensuite les choses à faire dans un agenda pour maximiser son temps et ses résultats.

Le livre dont je vous parle traitait plutôt de l’aspect qualitatif du temps. L’auteur, un consultant anglophone de Montréal des années cinquante*, méditait entre autres sur la nécessité de demeurer alerte (ou vigilant) pour bien percevoir et gagner en efficacité. Ses années de consultation dans les équipes de gestion lui avaient fait remarquer que le manque d’attention des individus était probablement la plus grande source de perte de temps dans les organisations. Trop d’individus sont mentalement absents durant les réunions, par exemple, et ne comprennent pas ou ne retiennent pas ce qu’ils doivent faire par la suite et bloquent ou ralentissent l’avancement des projets dans lesquels ils sont pourtant des rouages essentiels. Cet aspect qualitatif du temps était couramment négligé, estimait-il, et il invitait le lecteur à « entraîner son esprit » à être plus vigilant ou alerte pour gagner en efficacité en matière de gestion du temps.

Pour s’entraîner à cet état d’esprit, donc, il suggérait fortement l’exercice de l’observation des oiseaux! Maintenir un haut niveau d’attention sur un oiseau, c’est découvrir toute une richesse de détails qui ne sautent pas aux yeux à prime abord. Or, l’observateur perspicace sait bien que… « the devil is in the details…”. Les oiseaux en sont généreusement bien pourvus : l’attitude et la grosseur, en premier lieu : un pic se tient plutôt à la verticale, appuyé sur sa queue, alors qu’un merle se promène fréquemment au sol. Les couleurs du plumage sont des plus révélatrices ainsi que la couleur des pattes et des yeux… mais encore… la forme et la couleur du bec… le comportement général de l’oiseau. Les manuels d’oiseaux du Québec sont des sources inépuisables de renseignements et d’émerveillement pour l’ornithologue en devenir.

 

UN MOUCHEROLLE PHÉBI!

Il arrive après des décennies d’observation des oiseaux de pouvoir en identifier un tout nouveau, même dans son propre patelin! C’est un événement en soi! Et c’est arrivé à la mi-août ici, ce qui m’a incité à entreprendre le présent texte. Lors d’une balade en pédalo, un couple d’oiseaux retient mon attention par ses vols répétés du dessous d’un cèdre vers la surface de l’eau. Tête foncée, ventre clair, dos assez sombre. Bruant? Paruline? D’un peu plus près, on peut maintenant distinguer que les yeux aussi sont noirs. Et puis… tadam! Hochement de la queue de bas en haut. Signe distinctif. Pas d’erreur possible.   Un moucherolle phébi!   Et puis, la confirmation de l’observation dans le manuel : un moment de grâce pour un observateur d’oiseaux.

Et quel plaisir de rapporter une telle observation au club ornithologique local!

Le club offre des conférences mensuelles de grand intérêt et des occasions de sorties d’observation fort enrichissantes. Saviez-vous que la cheminée de l’église de St-Jovite est un lieu inégalé pour apercevoir des martinets ramoneurs?

Club d’ornithologie des Hautes-Laurentides, cohl.info@gmail.com

 

 

* J’ai égaré et n’ai jamais pu retracer ce livre si intéressant que je cite de mémoire dans le texte ci-haut. Couverture bleue, titre du livre incertain mais dont le sujet est la gestion du temps. En anglais. Serais très intéressé à remettre la main dessus!