
« Un homme ancien habite une maison contemporaine,
il décore avec ses souvenirs. »
L’espace d’exposition L’Apostrophe, la jeune et belle galerie d’art créée par Nadia Bertrand, à Sainte-Adèle, présente Martin St-Laurent en exposition jusqu’au 6 mars 2022.
L’Apostrophe est un de ces nouveaux lieux culturels laurentiens qui font rayonner l’art dans la vie de tous les jours. La créatrice du lieu, Nadia Bertrand, grande voyageuse de retour à ses sources, raconte :
« Depuis deux ans, nos modes de vie ont été pas mal chamboulés. En tant qu’artiste peintre, je me suis demandé comment j’allais pouvoir survivre comme artiste. Mon premier réflexe a été d’aller travailler aux caisses du marché Metro à Sainte-Adèle puis, quelques semaines plus tard, à la SAQ. Après quelques mois de ce manège, j’ai repris confiance en mes moyens et me suis replongée dans la création. Je suis convaincue que les artistes ont leur place dans le développement de notre société. En tant que rassembleurs, leurs modes d’expressions pacifient et suggèrent de nouvelles avenues pour mieux traverser ce que nous vivons en ce moment. »
Grande aventurière, Nadia revient d’un voyage à vélo qui aura duré 4 ans. Et c’est dans la suite de son travail des dix dernières années, durant lesquelles elle a vécu de son travail en arts visuels, qu’elle a souhaité continuer d’innover et de s’engager en créant un lieu comme L’Apostrophe, un lieu où l’art est une rencontre au quotidien. Un lieu aux activités tentaculaires, puisque des commerces de Sainte-Adèle comme le Centre de rénovation Riopel et la Maison du Casse-tête exposent des artistes locaux, sous la férule de L’Apostrophe. « Même en temps de pandémie, les couleurs explosent dans les tableaux de nos artistes, et cela fait du bien à l’âme. Merci à ceux qui participent, de préciser Nadia.
« Mon plus cher désir est de partager avec les gens d’ici ce qui inspire ma création et ce qui émerge de l’art d’ici. La galerie est ouverte à tous les amoureux de l’art, petits ou grands. Bienvenue à tous. »
L’Apostrophe, 3094, rue Charette, à Sainte-Adèle, secteur Mont-Rolland • Ouvert samedi et dimanche de 11 à 16 h ou sur rendez-vous à l’adresse moi@nadiabertrand.com.
Martin St-Laurent format bio
Tout se résume au désir de vivre à jamais. J’ai été ici. J’ai eu faim. J’ai été vaincu. J’ai été heureux. J’ai été triste. J’ai aimé. J’ai eu peur. J’ai espéré.
J’ai eu une idée qui m’a paru utile, c’est pourquoi j’ai créé un travail pictural. Dans mon travail, je me penche sur des thèmes existentiels tels que l’angoisse, la culpabilité, l’amour, la vie et la mort, ainsi que sur les problèmes de la mémoire. Ces problématiques sont surtout traitées, écrites et présentées sur des surfaces rectangulaires faisant partie d’un code qui constitue un monde parallèle, imaginaire et complexe. Dans mes mises en scène apparaissent des êtres fabuleux issus de contes réels et inventés, proches de mon enfance. Le monde que je crée nous apparaît comme un kaléidoscope de significations fragiles et friables. C’est de cette perception exacerbée que je tire précisément mon potentiel hypersensible et créatif dans un cabinet de figures bouffonnes et grotesques aux couleurs vénéneuses, aux décors et aux labyrinthes menaçants. Ce monde emprisonné se construit d’être enfermé autour d’une matière accumulée laissant l’illusion d’une traînée de lucioles, où celle d’un ciel étoilé. Dans ce même espace, l’accumulation de reliefs représente des animaux imaginaires s’apprivoisant ou se nourrissant l’un de l’autre pour former une chaîne alimentaire. Des histoires d’amour se succèdent, se déchirent entre elles dans un espace de vie. Cette quête de charme, de vie inventée, se rattache aux idées de transformation sociale et libertaire.
Tout se résume au désir de vivre à jamais.




