Maison Actualité Ski s’étudie – Au Maroc, seules les oranges sont pressées

Ski s’étudie – Au Maroc, seules les oranges sont pressées

Afin d’aider les nouveaux élèves, Ski-se-Dit publie, en collaboration avec le Centre collégial de Mont-Tremblant, une chronique régulière d’information générale. Ce mois-ci, retour sur un voyage communautaire enrichissant au Maroc.

 

Ariane Grenier-Paquette

 

Du 28 mai au 11 juin, 35 personnes étudiantes du cégep de Saint-Jérôme et ses Centres ont eu l’occasion de repousser leurs limites et de s’ouvrir sur le monde! En effet, celles-ci, encadrées par 4 accompagnatrices du cégep et 3 guides locaux, ont pu s’envoler vers le Maroc pour un voyage communautaire.

Une collaboration intercampus

C’est en octobre dernier que le projet a été présenté à la communauté étudiante. Parmi les plus de 100 personnes intéressées, 35 (16 de Mont-Tremblant, 12 de Mont-Laurier et 7 de Saint-Jérôme) ont été sélectionnées à la suite d’entrevues pour prendre part à cet excitant voyage. Plusieurs activités de financement ont eu lieu afin de rendre le projet accessible. L’expérience intercampus a permis aux personnes étudiantes de tisser des liens forts entre elles et de renforcer leur sentiment d’appartenance envers l’institution d’enseignement. Cloé, technicienne en loisirs, en fait le constat: «les voir développer des liens forts et de la bienveillance entre eux au fur et à mesure est un privilège».

 

Une diversité de paysage

Le voyage prévoyait un calendrier bien chargé: visite de Marrakech, dont le Palais de Bahia, la Medersa et les souks, découverte de la vallée Aït Alla et Aït Bougumez, dont la ville de R’bat, expédition dans le désert de Merzouga, incluant une nuitée en tente bédouine et un déplacement à dos de dromadaires, détente à la plage à Casablanca et visite de la ville. Selon Anthony D., «les changements de paysages, du bord de mer à la ville, en passant par les montagnes et les déserts, furent impressionnants».

 

Une approche communautaire

Au travers de leurs péripéties, les personnes participantes ont pu vivre de nouvelles expériences en s’impliquant auprès de la communauté. Des travaux ont en effet été effectués, tels qu’aider à la construction de routes et de murs de maison, faire un grand nettoyage, agrandir une cour intérieure et décharger des cargaisons de souliers. D’autres activités ont permis de s’ouvrir à la culture locale et de se rapprocher de la communauté, dont le partage de repas et l’apprentissage de certains rituels comme le thé et la broderie. Ces échanges ont permis de créer une forte connexion, particulièrement avec les enfants. Maélie G. nous partage d’ailleurs que «cette expérience enrichissante a permis de tisser des liens entre nous et la communauté marocaine». Finalement, personne n’oubliera les fameuses parties de soccer chaudement disputées!

 

Un retour encadré

C’est durant leur formation post-voyage portant sur le choc du retour que j’ai eu la chance d’obtenir ces réactions. Cette formation s’ajoute à trois autres obligatoires qui étaient offertes en préparation au départ. Les sujets étaient le savoir-être à l’international, les compétences interculturelles et la sécurité. Afin de s’assurer que l’expérience soit optimale, des activités de connaissances de soi, telles qu’une fin de semaine complète en groupe, ont été organisées. «L’expérience m’a vraiment ouvert les yeux sur notre privilège, m’a sortie de ma zone de confort et m’a donné une envie de voyager et découvrir le monde.» – Raphaelle E.

Encore exaltées de l’expérience qui vient de se terminer, les personnes participantes m’ont demandé de partager avec vous leur mantra du voyage : «au Maroc, seules les oranges sont pressées». Fort à parier qu’il s’agit d’un des nombreux apprentissages qui découleront de cette incroyable aventure!