Maison Choix de la rédaction Un concours pour marquer les cinquante ans du journal!

Un concours pour marquer les cinquante ans du journal!

Afin de souligner la présence constante du journal Ski-se-Dit dans notre communauté depuis cinquante ans, un tirage au sort de 50 $ sera effectué chaque mois parmi les participant.e.s au concours
« Je me souviens ».

Mise à jour, 18 décembre 2023 : Ce concours est maintenant terminé.

Les souvenirs gagnants ont été publiés dans nos éditions mensuelles au cours de 2023. 

 

Les textes gagnants :

Elaine Bertrand

solfege.org

Il y a environ 45 ans, mon frère a embarqué un garçon qui faisait du pouce entre Val-David et Sainte-Adèle. Le garçon a oublié sa flûte traversière dans la voiture. Incapable de retracer le garçon en question, mon frère a donc apporté la flûte à la maison. Moi qui rêvais de jouer de la flûte depuis un bon moment, j’étais aux oiseaux! Jethro Tull, Harmonium, wow! Je suis allée la faire réparer et ajuster dans un magasin d’instruments à vent à Montréal et j’ai commencé à suivre des cours!
Un an plus tard, un ami de mon frère, qui se souvenait de l’anecdote, a lu dans le Ski-se-Dit un petit passage, un témoignage de quelqu’un rapportant l’histoire de la flûte oubliée et de cette bouteille lancée à la mer… On ne sait jamais, si quelqu’un se reconnaît! Je ne pouvais pas croire que je devais rendre MA flûte, mais je ne pouvais pas la garder non plus! J’ai donc redonné l’instrument, à mon grand désespoir.

Ma mère, voyant ma peine, m’a offert de m’aider pour en acheter une nouvelle. J’ai finalement fait mes études collégiales et universitaires en musique, en flûte traversière!

 

Carmelle Cavezzali

Louisette Dussault : Une certaine Souris verte…

En 1977, avec la simplicité et le grand cœur qu’on lui connaissait, Louisette Dussault a accepté de participer à un projet scolaire à Val-David, organisé par le Cercle éducatif et culturel d’alors. L’idée était, pour l’initiatrice du projet, Carmelle Cavezzalli, de proposer aux élèves de 5e et 6e de rédiger une petite histoire dans le cadre d’un concours d’écriture qui serait soumis à un jury. Louisette, délaissant son célèbre costume de La Souris verte, une émission pour enfants qui a tenu l’antenne à la télévision de Radio-Canada de 1964 à 1971, est venue chez nous participer aux délibérations pour désigner les gagnants dont les textes furent rassemblés en trois petits livres, grâce à une aide de TéléGlobe Canada.

La suite ici!

 

Mélissa Béliveau, de Val-Morin

De g. à dr. : Phil Shaw, le petit Phily dans le sac à dos, et Annie Gauthier

Bonjour, Pour moi, ce que j’aime lire, c’est un ensemble de tous les petits et grands articles sur monsieur ski Phil Shaw. C’est toujours un plaisir de lire et suivre ses aventures. Un homme toujours plaisant à voir sur ses skis, avec ses ballons, qui nous envoie la main. Que ce soit en personne, quand on le croise sur le bord du chemin, ou dans un article qu’on lit dans le Ski-se-Dit, il nous met toujours un sourire sur le visage.

 

Michel Therrien, de Sainte-Agathe-des-Monts

J’aime bien la diversité des sujets et des chroniques du Ski-se-Dit (Réunir, informer, représenter le cœur laurentien). Vers les réalités que nous allons TOUS aimer vivre, les auteurs jouent leur rôle dans un collectif puissant, cocréatif et collaboratif.

 

Ginette Camirand, de Sainte-Agathe-des-Monts

Bonjour! Ce que j’aime beaucoup lire et découper dans les pages du journal Ski-se-Dit, c’est l’Album souvenir et tout ce qui touche à l’histoire! J’ai beaucoup apprécié quand j’ai rencontré M. Mathieu à son exposition en 2021 et quand, par la suite, à un concours, j’ai gagné une superbe chaise en babiche! Nous étions 3 personnes.

 

Jean-Paul Guindon, de Val-David, nous a envoyé cette lettre de souvenirs d’ici que nous avons transcrite pour en faciliter la lecture.

 

À qui de droit : Bonjour, je me souviens!

Dans les années 1940, j’avais dix ans. Les cennes alourdissaient les goussets alors on les donnaient aux jeunes.

Les cennes servaient à acheter des bonbons, outils en chocolat, licorice (réglisse, normalement), suçons, lunes de miel, etc.

Le lundi matin de retour à l’école, je vais voir la Religieuse sœurs Ste-Anne pour lui remettre des cennes. La religieuse me remercie, me disant que ces cennes vont servir pour acheter des petits Chinois, aussi elle me conseille d’acheter des timbres de la Caisse populaire. Mon feuillet rempli donnait .50 cennes que j’allais présenter à M. Philippe Laviolette qui gérait un local, chemin la Sapinière et Lavoie.

Quelques années se sont écoulées. Voilà, un groupe de la Caisse Pop. qui voit une annonce, c’est monsieur Ovila Beaulieu, marchand de fruits et légumes, qui veut vendre. Le groupe de la Caisse est intéressé, on l’achète. On l’améliore pour faire ce que l’on appelle aujourd’hui le local de la Caisse Desjardins.

 

Isabelle Labrecque

Nicole Davidson

C’est difficile de choisir entre de nombreux beaux souvenirs lorsque je lis mon magnifique journal villageois, depuis 2004, où je me suis installée ici. Les horoscopes de Cyril Lepage étaient fort distrayants, mais la nouvelle astrologue Véronique a trouvé un créneau extraordinaire! J’ai aussi suivi avec intérêt ludique la saga de Chat-Minou, créature accueillie par Nicole Davidson. Quoi, c’était finalement un petit mâle? Quoi? Les voisins du nouveau bloc appartement ont aidé ce chat de campagne à continuer ses expéditions en lui ouvrant les portes avec empathie? Hihihi, elle écrit bien, cette Nicole!

 

Mariette Morissette

Hommage à la famille Laforce

50 ans du domaine Camping Vallée-Bleue

Dans les années 1974-1975, Claire et Jacques Laforce ont décidé d’installer un camping familial sur leur terrain situé à Val-David. Cela allait permettre aux parents et à leurs enfants de pratiquer plusieurs sports de plein air offerts dans la région des Laurentides. En hiver, les familles pouvaient skier sur les pentes de Vallée-Bleue et en été, elles pouvaient profiter de la plage et du terrain de tennis situés au pied de la montagne. Plusieurs s’adonnaient également au plaisir de la voile sur le merveilleux lac des Sables de Sainte-Agathe-des-Monts.

Quel bonheur d’aller installer notre roulotte au camping Vallée-Bleue et de retrouver nos amis : Marcel Coutu, Marcel Gaudet, Nicole Monette, Gilles Bourret, Gilles Morissette, Claire Poirier, Armand Dufort, Claude Roy et bien d’autres! Plusieurs venaient de Longueuil, de Saint-Lambert ou de Laval. Nous étions sûrement 80 familles à nous réunir sur ce site spécialement aménagé pour répondre à nos besoins. Tous les services d’eau, d’électricité et d’égout y étaient accessibles.

L’une de nos activités préférées était le fameux Carnaval d’hiver, organisé par notre ami Jean-Paul Vendette. Les skieurs étaient invités à se costumer pour participer à la parade et au concours du plus beau costume. À la tombée du jour, nous étions tous très emballés de participer à la descente aux flambeaux. Nous terminions la fête par une soirée dansante avec orchestre. Beaucoup de plaisir partagé!

En mars, pour souligner la journée internationale des femmes, Claire organisait la Semaine de la femme. Ce rassemblement de skieuses se terminait par un délicieux souper au restaurant. Après de belles journées d’activités de plein air, il n’était pas rare que nous nous retrouvions entre amis à la Butte à Mathieu. Nous partagions encore de beaux moments au rythme de la musique.

Claire et Jacques sont maintenant retraités, et c’est au tour de leur fils, Pierre, de garder vivante l’entreprise de ses parents. Il a pris la relève et prend bien soin de ce site unique et enchanteur afin que d’autres familles puissent y vivre, comme nous, des moments inoubliables. Il serait bien apprécié que la Municipalité de Val-David encourage cet endroit qui existe depuis 50 ans. Les gens qui y habitent apprécient tous les services qu’ils y reçoivent à prix abordables.

Quant à Claire et Jacques, ils se promènent entre Sainte-Agathe et Puerto Morelos, au Mexique, où ils reçoivent les familles de leurs trois enfants, Pierre, Sylvie et Robert.

Claire et Jacques, grâce à votre initiative, vous nous avez offert de nombreuses occasions de nous rassembler et de tisser des liens d’amitié précieux. Merci de tout cœur pour votre grande générosité, votre bonne humeur et votre gentillesse. Nous vous souhaitons une belle retraite bien méritée!

 

Patrice Férarès

2023, année de célébrations des « chiffres ronds »!

Ski-se-Dit fête ses 50 ans alors que, de mon côté, cela fait 20 ans que je suis à Val-David et que je lis le journal…

Malgré toutes ces années, je me souviens parfaitement de notre première rencontre, peu de temps après mon arrivée, dans un petit café qui bordait la piste cyclable. Suzanne, la propriétaire de cet endroit tout aussi délicieux que la cuisine qu’on y dégustait, venait d’ouvrir ce bistrot familial avec son mari (et l’aide de sa mère).

Celle qui allait par la suite devenir la présidente du CA du journal y était déjà impliquée, et ce jour-là, je l’entendis mentionner, au milieu d’une conversation avec une dame de la table voisine, qu’elle pouvait soumettre des articles. C’est là que je découvris que le journal était, d’une certaine manière, une affaire de communauté.

Cette remarque n’était pas tombée dans l’oreille d’un sourd, et au fil du temps, je me suis décidé moi aussi, à l’occasion, à proposer des textes. Comme le monde est petit, j’ai même découvert par la suite que le frère de celle qui est devenue ma blonde avait fait partie de l’équipe de rédaction dans les années 90, tout comme d’autres personnes de mon entourage.

Finalement, dans un village où l’on finit par connaître bien du monde, j’imagine que beaucoup de gens ont ou ont eu, d’une manière ou d’une autre, un lien avec le Ski-se-Dit, surtout à cette époque où la population était moins nombreuse et que notre « monde à part » était, selon le slogan inscrit à l’entrée du village, « à part et à partager »…

Alors voilà, j’ai partagé le premier souvenir de ma rencontre avec le journal Ski-se-Dit

 

Ghislaine Le Saux, Sainte-Agathe-des-Monts :  

Oncle Dalma

En ouvrant le journal Ski-se-Dit de juin 2023, le Coup de plume de Judith Lavoie m’a fait entrer dans un magasin d’antiquités du verbe… Comment vous dire sinon que mon cœur a varnaillé, sans que je me sente écrapoutie, ni racotillée, et encore mois swincée. Ce n’était pas une picochine tout défuntisée ni dérinchée.

Assise… heureuse de retrouver ces mots étranges et magiques sur l’avarcidate de l’oncle Dalma, j’ai écourtiché les ans sans me bâdrer du temps. Beaux sont les mots de la mémoire. Alors, pas de jeton de récompense pour moi!